Bruxelles, 31/05/2013 (Agence Europe) - L'accord obtenu en trilogue sur les nouvelles orientations du Réseau européen de transport (RTE-T), dont découlent des cartes précises, déplaît aux Verts. Ils dénoncent le manque de valeur ajoutée européenne, car en dernier recours les États membres sont parvenus à y inclure de nouveaux projets d'infrastructure répondant surtout à leurs intérêts nationaux.
Certes, la majorité des demandes nationales n'apparaissent pas sur le réseau central (2030) mais bien sur le réseau global (2050), suite à la fermeté revendiquée par les co-rapporteurs du Parlement européen pour s'en tenir à la méthodologie élaborée par la Commission dans la sélection des projets (EUROPE n° 10856). Mais les Verts regrettent néanmoins que « l'accord va prolonger l'approche en patchwork du RTE-T, menant à des financements de projets qui ont peu ou pas de valeur ajoutée européenne. La manne de 23 milliards d'euros NdlR: au titre du Mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe) sera utilisée pour des listes de souhaits nationaux », a commenté le porte-parole du groupe pour le transport, Michael Cramer (allemand). Il a également décrié les négociations en trilogue qui n'ont été qu'un « exercice de limitation des dégâts, puisque ni une majorité de députés, ni les gouvernements ne voulaient vraiment améliorer la situation ». (MD)