Bruxelles, 17/05/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a salué, vendredi 17 mai, l'engagement français vis-à-vis de l'Europe et la volonté de la France de s'engager dans le débat sur l'approfondissement économique et sur l'Union politique (voir plus bas les annonces faites par François Hollande).
« Nous saluons l'engagement profond de la France et des autorités françaises en faveur de l'Europe », a affirmé un porte-parole de la Commission en commentant la promesse faite jeudi par M. Hollande de prendre une « initiative » pour sortir l'Europe de sa langueur. « La Commission européenne et la France partagent une ambition commune pour l'Europe: une Europe plus intégrée politiquement et économiquement », a ajouté Olivier Bailly, le porte-parole de la Commission.
Il existe depuis plusieurs mois un débat sur la nécessité d'approfondir l'UE, et en particulier la zone euro. Et plusieurs idées circulent dans certaines capitales (France et Allemagne) sur une meilleure gouvernance économique et même sur une Union politique. Pour la Commission, il est « positif » que les autorités françaises s'engagent pleinement dans ce débat. La Commission continuera à contribuer à ce débat. Sur l'approfondissement économique de l'UE et de la zone euro, la Commission a fait des propositions en novembre dernier (gouvernance de la zone euro, actions à entreprendre dans le domaine social, fiscal et pour renforcer la légitimité démocratique des décisions prises au sein de la zone euro). S'agissant de l'Union politique, M. Barroso y est favorable (il y a une avancée politique à faire dans l'intégration de l'UE) et fera des propositions en ce sens l'année prochaine, avant les élections européennes, avec d'éventuelles modifications des traités. Sur l'Union politique, il s'agit de l'UE en tant que telle, a précisé la Commission, car il n'est pas question de casser la mécanique européenne. Il convient de renforcer politiquement à la fois l'UE et la zone euro, a dit M. Bailly.
Renforcement de la méthode communautaire
En répondant à des questions de la presse, Olivier Bailly a dit que la Commission souhaitait que les propositions sur ces thèmes, « y compris pour éventuellement modifier les traités européens, afin d'approfondir l'Union politique, alimentent le débat démocratique qui doit avoir lieu au moment des élections européennes ». Sur l'Union politique, il s'agit de l'UE en tant que telle, a précisé la Commission, car il n'est pas question de casser la mécanique européenne. « Il convient de renforcer politiquement à la fois l'UE et la zone euro », a dit M. Bailly.
La Commission attend maintenant « les propositions concrètes » des autorités françaises. Le porte-parole a souligné enfin: « Il est évident que, pour nous, l'approfondissement économique et politique passe par un renforcement de la méthode communautaire. »
Évoquant une « Union politique », M. Hollande n'a pas précisé si celle-ci recouvre un projet fédéral accompagné des transferts de souveraineté comme cela est souhaité par la chancelière allemande, Angela Merkel. (LC)