login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10848
Sommaire Publication complète Par article 26 / 34
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Hollande veut l'équilibre des forces

Bruxelles, 17/05/2013 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, a maintenu, implicitement, le 16 mai, la volonté de la France de changer l'embargo sur les armes à destination de l'opposition syrienne.

« Il y a urgence à régler la question syrienne sur le plan politique mais aussi en faisant pression au niveau militaire. Car au même moment où les Russes acceptent l'idée de cette conférence (sur la paix), ils continuent à livrer des armes au régime. Nous devons avoir une attitude qui corresponde à rétablir l'équilibre des forces », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. « Nous avons une discussion avec les Américains et les Européens pour savoir comment, sur la levée de l'embargo, on peut être utiles », a-t-il ajouté. Les sanctions européennes sont en vigueur jusqu'au 1er juin. Si le Royaume-Uni, qui est soutenu par la France et 4 ou 5 autres pays, souhaite lever ou assouplir l'embargo sur les armes pour l'opposition, une dizaine d'États membres y seraient toujours opposés, certains s'inquiétant que cela puisse miner les chances de la conférence pour la Paix.

Rappelant que l'embargo serait levé si l'opposition donnait toutes les garanties concernant la destination des armes, M. Hollande s'est inquiété du risque qu'elles tombent entre de mauvaises mains. « Nous savons qu'il y a des groupes djihadistes qui pourraient utiliser ces armes à des fins qui ne sont pas conformes à ce que nous voulons », a-t-il expliqué. « La discussion politique doit l'emporter sur tout le reste sauf qu'en ce moment c'est la guerre qui l'emporte avec une radicalisation dans les deux camps », a-t-il ajouté, soulignant qu'on ne peut pas non plus détacher la Syrie du reste de la région.

Le président français a également estimé qu'il faut « avoir avec la Russie cette discussion franche pour la convaincre que son intérêt, l'intérêt de la région, et l'intérêt de la paix, c'est d'en terminer avec Bachar al-Assad ».

M. Hollande a une nouvelle fois rappelé que l'utilisation des armes chimiques est la « ligne rouge », précisant que « nous avons des indices, mais pas de preuves matérielles ». Tout comme l'a fait le 17 mai le secrétaire général des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, le président français a appelé le régime à laisser les experts de Nations unies enquêter.

M. Hollande a précisé que la France sera présente pour la conférence pour la Paix. La résolution du conflit syrien « ne peut pas être simplement traitée à deux pays (États-Unis et Russie), ça doit se faire avec l'ensemble de la communauté internationale », a-t-il expliqué. Il a souligné cependant que « ce n'est pas (mon) intention de convier Assad ». (CG)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER