Bruxelles, 08/04/2013 (Agence Europe) - Les populations vulnérables du Darfour (ouest du Soudan) vont pouvoir compter sur 27 millions d'euros d'aide de l'UE pour avoir un meilleur accès aux services d'éducation et de santé, bénéficier d'un appui à une meilleure gestion de l'eau et d'un soutien à l'agriculture, a annoncé Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, le 8 avril. La conférence internationale des donateurs organisée à Doha (Qatar, 7 et 8 avril), dans le cadre de l'accord signé en juillet 2011 entre le gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la Libération et la Justice (LJM), a permis au commissaire de prendre officiellement cet engagement financier et d'appeler les parties au conflit à renoncer à la violence.
« L'UE est déterminée à apporter la paix durable aux populations du Darfour. Nous sommes toutefois extrêmement préoccupés par la lenteur observée dans la mise en œuvre du document de Doha pour la paix au Darfour (DDPD), qui provoque l'insécurité dans certaines parties du Darfour et restreint l'accès à l'aide. Nous espérons que toutes les parties au conflit saisiront cette occasion pour choisir le dialogue politique plutôt que la confrontation armée », a déclaré M. Piebalgs. D'où l'appel qu'il a lancé « au gouvernement et à toutes les parties impliquées à redoubler d'efforts pour mettre pleinement en œuvre le DDPD pour donner un nouvel élan au développement ».
Le DDPD prévoit le transfert à l'Autorité régionale du Darfour de 1,4 milliard d'euros sur deux ans à compter de la signature du document. Or, à ce jour, aucun mouvement rebelle n'a encore signé cet accord, 10% seulement du montant a été transféré, les projets pour la Justice et la Réconciliation n'enregistrent aucun progrès, et il en va de même pour le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Rappelons que l'UE est membre du comité international de suivi chargé d'évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du DDPD. (AN)