Bruxelles, 13/03/2013 (Agence Europe) - Le Parlement européen demande la mise en œuvre intégrale des recommandations issues de l'exercice des stress tests post-Fukushima.
Dans une résolution qu'il adoptera en plénière jeudi 14 mars sur la base du rapport de la présidente de la commission 'énergie', Amalia Sartori (PPE, italienne), le Parlement européen demandera la mise en œuvre « urgente » de toutes les améliorations en matière de sûreté recommandées à l'issue des tests de résistance nucléaire conduits entre le printemps 2011 et l'été 2012 à la lumière de l'accident de Fukushima Daiichi (Japon) en mars 2011, et dont les résultats ont été publiés en octobre (EUROPE n° 10703). Pour les députés, il revient aux exploitants nucléaires de couvrir les coûts de ces améliorations de même que tous les coûts dont ils sont responsables dans le cas d'un éventuel accident.
Les stress tests montrent que pratiquement toutes les centrales nucléaires doivent mettre en œuvre des améliorations de sûreté spécifiques à chaque site, devraient souligner les députés, appelant à la mise en œuvre urgente des mesures de mise à niveau nécessaires. Un rôle de premier plan doit être confié au groupe des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations par les pairs (peer-review) sur la base des plans d'action nationaux. Tous les coûts des améliorations devront être, à leurs yeux, à la charge des seuls exploitants nucléaires et non des contribuables.
Le Parlement devrait saluer la prochaine révision de la directive sur la sécurité nucléaire, qui devra être « ambitieuse » et conduire à des améliorations majeures, de même que l'intention de la Commission de proposer des instruments législatifs et non législatifs pour l'assurance et la responsabilité nucléaires. (EH)