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Bulletin Quotidien Europe N° 10805
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) zones cÔtiÈres et marines

Un pas de plus vers la croissance bleue

Bruxelles, 13/03/2013 (Agence Europe) - Améliorer la planification des activités maritimes en mer et la gestion des zones côtières. Tel est l'objectif d'une proposition de directive qu'a adoptée, mercredi 13 mars, la Commission européenne. Concrètement, cette proposition vise à mettre en place un cadre européen commun pour la planification de l'espace maritime et la gestion intégrée des zones côtières dans les États membres de l'UE, en vue de garantir une croissance durable des activités humaines et économiques sur ces territoires, ainsi qu'une utilisation durable des ressources en mer et sur les côtes. Pour la commissaire chargée des Affaires maritimes, Maria Damanaki, il s'agit là d'une « nouvelle étape pour la politique maritime intégrée de l'Union européenne et (d') un nouvel instrument pour notre stratégie de croissance 'bleue' ».

Les activités humaines et économiques telles que la production d'énergie éolienne en mer, la pose de câbles et de réseaux de canalisations sous-marins, le transport maritime, la pêche et l'aquaculture s'intensifient dans les eaux marines et les zones côtières. Or, note la Commission, une coordination insuffisante peut engendrer une concurrence pour l'espace disponible et de fortes pressions sur des ressources précieuses. Aussi, les mesures proposées imposeront-elles aux États membres d'établir une cartographie des activités identifiées dans le cadre de programmes de planification de l'espace maritime, de manière à parvenir à une exploitation plus efficace des mers, ainsi que de concevoir des stratégies de gestion permettant une coordination des mesures entre les différents domaines d'action. Pour respecter les exigences figurant dans la proposition, les États membres devront s'assurer que leur planification de l'espace maritime et leur gestion des zones côtières soutiennent une croissance durable, tout en y associant les parties prenantes concernées et en coopérant avec les États voisins.

L'application de la planification de l'espace maritime et de la gestion intégrée des zones côtières devrait, selon la Commission, améliorer la coordination entre les activités terrestres et maritimes. Et de souligner qu'une meilleure coordination aurait des effets bénéfiques dans des domaines tels que, par exemple, le raccordement des installations de production d'énergie éolienne en mer aux réseaux énergétiques à terre.

Guichet unique. La Commission fait, par ailleurs, valoir que l'utilisation d'un instrument unique en vue d'assurer un équilibre entre les différents intérêts en jeu devrait permettre de renforcer la sécurité pour les investisseurs et de réduire les charges administratives pesant sur les opérateurs, ainsi que sur les pouvoirs publics nationaux, tout en préservant les services éco-systémiques. À l'heure actuelle, dans certains pays, il est nécessaire de s'adresser à plusieurs services administratifs pour obtenir l'autorisation d'ouvrir une installation aquacole. Le principe du guichet unique proposé dans la directive permettra ainsi d'économiser du temps et de l'argent. Selon les estimations, le renforcement de la sécurité économique et l'allègement de la charge administrative permettront de dégager environ 1,6 milliard d'euros d'avantages économiques pour l'ensemble de l'UE, particulièrement au bénéfice des PME. Des études ont également montré que, par exemple, l'accélération des investissements dans les parcs d'éoliennes et les activités aquacoles pourrait générer, d'ici à 2020, entre 60 millions d'euros (dans le cas d'une accélération sur un an) et 600 millions d'euros (dans le cas d'une accélération sur trois ans). (OL)

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