Bruxelles, 13/03/2013 (Agence Europe) - Surveillance plus stricte des émissions de gaz à effet de serre dans l'Union européenne et inclusion des terres agricoles et des forêts dans la comptabilisation des émissions, ce sont deux avancées majeures pour le climat auxquelles le Parlement européen a souscrit, le 11 mars à Strasbourg, en approuvant à une large majorité deux propositions de législation.
Suivant leur rapporteur Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais), le Parlement a souscrit (634 voix pour, 42 contre, 5 abstentions) à la révision des règles de surveillance et des exigences de report des émissions de gaz à effet de serre par les États membres. La résolution adoptée demande que les États membres fassent rapport chaque année sur leur contribution à la lutte globale contre le changement climatique ainsi que sur les politiques qu'ils mènent pour atteindre les objectifs climatiques à long terme et les objectifs de réduction à l'horizon 2050.
« Les règles révisées renforceront la manière dont les émissions de gaz à effet de serre seront comptabilisées et rapportées par les États membres. C'est très important pour garantir l'intégrité environnementale des politiques climatiques de l'UE et nous saluons le vote d'aujourdhui comme un pas en avant », a déclaré M. Eickhout.
Suivant Kriton Arsenis (S&D, grec), les eurodéputés ont largement souscrit (635 voix pour, 42 contre, 3 abstentions) aux amendements de compromis sur le projet de 'décision relative aux règles comptables et aux plans d'actions concernant les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre résultant des activités liées à l'utilisation des terres, au changement d'affectation des terres et à la foresterie' (Lulucf selon le sigle anglais). Le Parlement européen s'est prononcé pour le caractère obligatoire de la comptabilisation des émissions/absorption de CO2 des activités forestières et agricoles, mais n'a pas accepté que les émissions de CO2 des zones humides soient, à l'avenir obligatoirement comptabilisées elles aussi. C'est là une source de déception pour les Verts/ALE car les zones humides sont une source importante de gaz à effet de serre. Mais le Conseil ne pouvait accepter d'aller aussi loin. « La forêt est reconnue actrice de la lutte contre le changement climatique », s'est réjoui Gaston Franco (PPE, français). Rappelons que ce texte transpose en droit européen l'accord conclu à Durban en décembre 2011 lors des négociations climatiques internationales (COP 17). (AN)