login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10786
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) Économie

Rehn, il faut poursuivre l'effort budgétaire

Bruxelles, 14/02/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne est convaincue que la culture de la stabilité budgétaire, matérialisée par l'assainissement des finances publiques, doit prévaloir et n'est pas contraire au retour de la croissance à moyen terme, alors que la France a annoncé ne pas être en mesure de ramener son déficit public sous la barre des 3% en 2013 (voir autre nouvelle et EUROPE n° 10784).

« Il y a des raisons économiques et politiques pour maintenir une trajectoire ferme de consolidation budgétaire à travers les mouvements haussiers et baissiers du cycle économique. (…) La culture de la stabilité ancrée dans la gouvernance économique renforcée en Europe n'entrave pas la voie vers une croissance saine et de long terme. Au contraire: une consolidation budgétaire calibrée avec précision sur un horizon de moyen terme crée les conditions d'une croissance durable pour les années à venir », déclare le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, dans une lettre aux ministres européens des Finances et au président de la BCE, publiée mercredi 13 février sur son site Internet.

Poursuivre les efforts engagés depuis la crise financière accroît la confiance des investisseurs envers les États qui traversent une passe difficile, assure le commissaire. Selon lui, ce 'choc de confiance' permet de compenser l'impact négatif sur la croissance des mesures d'austérité mises en œuvre au niveau national. Et de citer comme résultats positifs le fait que la zone euro ait réussi à réduire le déficit public moyen de 6% en 2009 et 2010 à un peu plus de 3% en 2012, une amélioration étant encore attendue pour 2013.

Constatant que la situation économique varie « considérablement » selon les pays, M. Rehn rappelle que la Commission analyse de manière « différenciée » les efforts nationaux d'assainissement des finances publiques en termes structurels, c'est-à-dire débarrassés des effets liés à la conjoncture et des mesures à traitement comptable unique. « Si la croissance se détériore de manière inattendue, il est possible d'octroyer plus de temps pour corriger son déficit excessif, pourvu que l'effort budgétaire structurel ait été accompli », ajoute le commissaire, citant les aménagements accordés dans les cas espagnol, portugais et grec.

Fiscal multiplier. Par ailleurs, M. Rehn revient, en relativisant leur importance, sur les résultats d'études, dont celle du FMI, qui reconnaissent avoir sous-estimé l'impact négatif sur la croissance des politiques d'austérité. « La Commission et le FMI ont trouvé que les erreurs les plus importantes en matière de prévision de croissance se sont produites en 2010, lorsque la plupart des États mettaient provisoirement en œuvre des mesures de relance après la chute brutale d'activité de 2009, plutôt qu'au moment où les mesures de consolidation étaient appliquées », considère-t-il, notant que le FMI ne recommandait pas un virage à 180° des politiques budgétaires. Il estime aussi que les études en question ne peuvent pas s'appliquer au cas grec dans la mesure où le FMI considère comme fondamentalement erroné d'imputer les mauvais résultats économiques en Grèce à une mauvaise élaboration du programme d'ajustement grec. (MB)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE