Bruxelles, 14/02/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a rappelé, jeudi 14 février, les conclusions de l'Eurogroupe en réponse au refus affiché la veille par les autorités chypriotes de se soumettre à une évaluation de la lutte contre le blanchiment d'argent sur l'île par une société privée (EUROPE n° 10784).
Les Dix-sept se sont mis en effet d'accord lundi sur la nécessité de convoquer un acteur tiers afin de clore ce débat. Selon le porte-parole du gouvernement chypriote, Stefanos Stefanou, Nicosie est « victime de la décision européenne de restructurer la dette grecque » et n'a cessé de montrer sa détermination à mettre en œuvre les termes de l'accord. Les autorités chypriotes ne comprennent pas l'attitude des Européens qui placent, à leurs yeux, leur confiance dans une société privée plutôt que dans celle de Moneyval, le comité d'experts du Conseil de l'Europe. Les Dix-sept ont toutefois expliqué ce choix par la nécessité d'aller vite, dans le but de conclure, en mars, un accord sur le sauvetage financier de Chypre. Pour eux, cet examen constitue une condition préalable à l'octroi d'une aide financière.
Afin de faire taire les rumeurs relatives cette fois aux pertes que pourraient subir les épargnants clients de banques chypriotes, « les dépôts des citoyens sont en de bonnes mains » a déclaré M. Stefanou. (EL)