Bruxelles, 14/02/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a espéré, le 13 février, que l'Iran vienne aux négociations sur son programme nucléaire avec le E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine, États-Unis et Russie) le 26 février à Almaty, en Azerbaïdjan, en faisant montre de souplesse. « Nous espérons que l'Iran viendra à cette négociation avec souplesse et que nous pourrons faire des progrès substantiels », a-t-elle souligné devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Précisant que l'E3+3 reste déterminé à conserver la double approche (négociations et sanctions), Mme Ashton a déclaré qu'« il ne fait aucun doute que la pression des sanctions a contribué à amener l'Iran à la table des négociations », tout en ajoutant que « les sanctions ne peuvent pas être une fin en soi ». « La clé est que l'Iran se conforme pleinement à ses obligations internationales », a-t-elle conclu.
Le représentant permanent britannique auprès du Conseil de sécurité, Philip Parham, a précisé que la proposition « mise à jour et crédible » que le E3+3 souhaite présenter à l'Iran « sera équilibrée ». « Il incombe à l'Iran de venir aux prochains pourparlers prêt à négocier sérieusement et à prendre des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations internationales concernant son programme nucléaire », a-t-il ajouté. Son homologue français, Gérard Araud, attend de Téhéran des mesures de confiance. Mais « tant que l'Iran ne respecte pas ses obligations, nous allons intensifier la pression afin de le convaincre d'abandonner sa politique d'isolement et de provocation », a-t-il prévenu.
La mission iranienne auprès de l'ONU a souligné que « la République islamique prend au sérieux les négociations d'Almaty » et espère que le E3+3 sera « sérieux et fera preuve d'ouverture » pour qu'il y ait des « résultats fructueux et positifs ». Dans un communiqué, la mission a ajouté que la double approche est « un exercice futile », car la voie qui consiste à faire pression sur l'Iran « fera dérailler les efforts sur la voie diplomatique ». (CG)