Bruxelles, 14/02/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a une nouvelle fois appelé, jeudi 14 février, les autorités iraniennes à accorder aux dirigeants de l'opposition iranienne Mehdi Karroubi et Mir Hossein Moussavi, et son épouse Zahra Rahnavard, leur droit à la liberté de mouvement alors que ceux-ci sont en résidence surveillée depuis deux ans, a annoncé son porte-parole dans un communiqué (EUROPE n° 10553). Catherine Ashton a souligné que cette mise en résidence surveillée s'est faite « sans aucune procédure légale, en violation des obligations internationales de l'Iran de respecter les droits fondamentaux de tous ses citoyens ». Elle a ajouté que malgré les appels répétés de la communauté internationale (EUROPE n° 10567) pour remédier à la situation, ils n'ont eu qu'un accès très limité à des visites, y compris de membres de leur propre famille, lesquels ont été harcelés.
Le groupe S&D au Parlement européen a aussi appelé à la libération de ces opposants politiques. « Nous appelons l'Iran à libérer immédiatement tous ceux qui sont détenus pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, de réunion ou d'association, et à coopérer avec les organismes des Nations unies pour s'acquitter de ses engagements internationaux en matière des droits de l'homme », a indiqué Maria Muniz de Urquiza, porte-parole S&D sur l'Iran, soulignant qu'une nouvelle vague d'arrestations contre des journalistes a été initiée par les forces de sécurité, alors que des élections présidentielles ont lieu en juin prochain. Sa collègue Ana Gomes (S&D, portugaise) a demandé à la Haute représentante de parler continuellement des questions des droits de l'homme lors de ses contacts avec ses partenaires iraniens.
Le 11 février, les autorités iraniennes ont interpelé trois de leurs enfants pour donner « des explications » aux procureurs alors que le mois derniers, deux d'entre eux s'étaient plaints de ne pas avoir vu leurs parents depuis des semaines. (CG)