Strasbourg, 06/02/2013 (Agence Europe) - Alain Lamassoure (PPE, français) relativise le rejet par le Parlement de l'accord qui pourrait être dégagé par les chefs d'État et de gouvernement sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, lors du Sommet européen des 7 et 8 février. Le Parlement sera en effet amené à soutenir ou rejeter l'accord politique dans les mois qui suivent. M. Lamassoure, président de la commission parlementaire chargée des budgets, a expliqué à la presse, mercredi 6 février, que « le rejet du Parlement européen ne serait pas une crise ou un drame. C'est prévu par les traités, il n'y aurait pas de vide budgétaire. En effet, c'est le budget précédent qui serait reconduit, et ce tant qu'on n'est pas d'accord ». Par conséquent, selon lui, « le Parlement européen n'a aucune raison d'être pressé ». Et d'ajouter que ce serait la meilleure façon de s'interroger: « Est-ce que dans les temps d'incertitudes que nous connaissons, alors que nous n'avons pas les moyens de financer ce budget, nous allons nous lier les mains pour sept ans ? » Aussi, a-t-il l'intention de demander au Conseil « le détail des décisions proposées, politique par politique, pays par pays, du côté des dépenses et des ressources, ce qui fera apparaître immédiatement que les discussions n'ont pas porté sur l'Europe mais sur comment accommoder les chefs de gouvernement pour que chacun ait son paquet cadeau ». Il précise encore que « le Parlement émettra son votre final une fois qu'il aura eu tous les textes législatifs, toutes les assurances dont il a besoin, cela va prendre beaucoup de temps mais nous ne sommes pas demandeurs d'urgence ». (MD)