Bruxelles, 06/02/2013 (Agence Europe) - Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, a appelé, mardi 5 février, la Turquie à prendre les mesures nécessaires pour mettre sa législation sur la liberté d'expression, dont celle des médias, en conformité avec les normes du Conseil, rappelant que « protéger les journalistes et la liberté d'expression, c'est aussi protéger la démocratie ».
Tout en soulignant les progrès réalisés, M. Jagland a expliqué qu'« il faut revoir entièrement la législation antiterrorisme et des amendements au Code pénal ». « Les responsables politiques devraient accepter que leurs paroles et leurs actes fassent l'objet d'une surveillance plus étroite de la part des journalistes et du public en général », a insisté M. Jagland. Pour lui, les affaires de diffamation peuvent avoir un « sérieux effet paralysant sur la liberté d'expression et des médias ». « Le besoin pour une action est évidente », a-t-il ajouté. M. Jagland a précisé que le défi n'est pas seulement sur le changement des lois mais aussi sur la sensibilisation de ceux qui interprètent les lois.
Le secrétaire général a rappelé que 450 affaires sont pendantes contre la Turquie concernant la liberté d'expression. « C'est tout simplement beaucoup trop », a-t-il déclaré lors d'une conférence sur la liberté d'expression et des médias en Turquie, à Ankara. Il a ajouté que certains de ces cas font référence à l'infraction de « l'éloge d'un crime ou d'un criminel » et la « propagande en faveur d'une organisation terroriste ». (CG)