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Bulletin Quotidien Europe N° 10778
INSTITUTIONNEL / (ae) affaires gÉnÉrales

Prudence sur l'agenda commercial

Bruxelles, 04/02/2013 (Agence Europe) - Les ministres européens ont été quelques-uns à émettre des remarques, et même des critiques, lundi 4 février au Conseil Affaires générales, sur le volet commercial du projet de conclusions du Conseil européen des 7 et 8 février (détails dans EUROPE n° 10777).

Plusieurs pays, comme la France, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie ou encore la Lituanie, ont accueilli avec prudence le programme commercial ambitieux à moyen terme décrit dans le projet de conclusions. Certains d'entre eux ont souligné le besoin, dans le cadre de la réciprocité, d'instruments de protection (clauses de sauvegarde). L'Italie a en particulier jugé « trop optimistes » les gains estimés du programme commercial de l'UE (2% de croissance économique en plus et plus de 2 millions d'emplois). La France a critiqué les paragraphes 2 et 3 du projet de conclusions consacré au commerce, en estimant qu'il s'agit d'un recul comparé aux conclusions du Conseil européen de l'année dernière. Le commerce doit prévoir le respect des règles sociales et environnementales, a dit le ministre français. L'Espagne a demandé de renforcer la rédaction du paragraphe sur les instruments de protection du commerce.

Plus spécifiquement, ces mêmes États membres se sont montrés prudents quant à la perspective des négociations de libre-échange avec les États-Unis. L'Italie a souligné le besoin de garder l'équilibre, la Grèce a souligné l'importance de la protection des indications géographiques de l'UE et la primauté du contenu d'un accord avec Washington sur son calendrier. La France a jugé prématuré d'évoquer la perspective d'un accord commercial avec les États-Unis avant la publication du rapport du groupe d'experts à haut niveau. Dans le camp des pays les plus enthousiastes à l'idée de conclure un accord avec les États-Unis, l'Allemagne, en faisant référence au discours ce week-end à Munich du vice-président américain, Joe Biden, a relevé la volonté de Washington de rapidement conclure un accord de libre-échange avec l'UE. Cet accord serait très important pour la croissance (industrie, agriculture), a rappelé l'Allemagne, qui a été soutenue dans ce contexte notamment par le Royaume-Uni, la Finlande (qui a stigmatisé les remarques de certaines délégations qui pourraient s'apparenter à du protectionnisme) et le Danemark. (LC)

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