Bruxelles, 04/02/2013 (Agence Europe) - Selon l'European Council on Foreign Relations (ECFR), l'influence de la politique étrangère de l'UE et de ses États membres dans le monde, les performances européennes en 2012 montrent « des signes timides de stabilisation et de résilience ». L'Europe s'en est bien sortie en 2012, malgré un environnement interne et externe plein de défis, ajoute l'ECFR. « Globalement, lorsque l'Union européenne a fait des progrès en 2012 - en particulier dans des régions telles que la Chine et la Russie, sur son voisinage, et sur le processus E3 +3 avec l'Iran - c'est que la politique a été élaborée les années précédentes et que les États membres ont collaboré avec les institutions de l'UE pour la mise en œuvre », explique t-il. Ainsi les politiques européennes concernant les relations avec les États-Unis sur l'Iran et la prolifération d'armes et sur le conflit syrien, le Kosovo et les relations avec le voisinage oriental sur le commerce, sont considérées comme les politiques les plus brillantes en 2012. Les Européens doivent par contre faire des efforts dans la réforme du secteur de la sécurité, les relations avec la Chine concernant la réforme de la gouvernance globale et le Tibet ou encore dans leurs relations avec la Turquie.
Pour l'ECRF, si les relations avec la Russie se sont détériorées, l'unité de l'Europe et de la cohérence de ses politiques envers elle se sont améliorées. S'il y a des signes « d'amélioration modeste » dans les relations avec la Chine, l'unité entre les 27 a continué à être rare, même s'ils ont commencé à s'affirmer dans leurs différends commerciaux avec Pékin et en matière des droits de l'homme. Les Européens ont également légèrement amélioré leur performance concernant les États-Unis, en particulier dans leur coopération avec Washington sur les questions régionales et mondiales. Dans les voisinages oriental et sud-méditerranéen, et avec les pays du partenariat oriental, la performance européenne a été mitigée.
Si l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont les pays « leaders » en termes de politique étrangère, le couple franco-allemand n'existe pas dans ce domaine, relève l'étude qui met en avant le rôle de plus en plus important de la Suède et des Pays-Bas. L'ECFR souligne également qu'après deux premières années difficiles, « le SEAE a commencé à mieux fonctionner en 2012, même s'il est loin d'avoir atteint son plein potentiel », et sa culture diplomatique s'améliore.
L'étude est disponible sur: http://ecfr.eu/scorecard/2013 (CG)