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Bulletin Quotidien Europe N° 10778
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mali

Stabilisation et processus politique au cœur de la réunion internationale

Bruxelles, 04/02/2013 (Agence Europe) - La sécurisation du Nord Mali et la relance urgente du processus politique intra-malien seront au cœur de la réunion ministérielle internationale du groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali - la troisième du genre - accueillie par l'Union européenne mardi 5 février à Bruxelles (EUROPE n° 10776). Catherine Ashston la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE sera l'hôte de cette réunion internationale d'évaluation et de coordination de l'aide internationale que présideront conjointement l'Union africaine, les Nations unies et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Au lendemain de la visite éclair effectuée samedi au Mali par François Hollande, chef de l'État français accueilli en sauveur à Tombouctou et à Bamako, 11 organisations internationales et 35 pays - dont l'Algérie, 9 États membres de l'UE (la France, représentée par Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, l'Italie, le Luxembourg, l'Espagne, le Royaume-Uni), les États-Unis et la Chine - se concerteront sur le travail qu'il reste à faire pour aider le gouvernement malien à assurer durablement la reconquête du nord du pays et à restaurer l'autorité de l'État sur tout le territoire. Le processus politique et les préparatifs des élections prévus par la feuille de route qui vient d'être adoptée ainsi que l'aide humanitaire et les besoins de stabilisation seront débattus. Les participants tenteront aussi de coordonner leurs efforts pour aider la région du Sahel à relever les défis auxquels elle est confrontée sur les plans de la sécurité, de l'économie et de l'environnement.

« Stabiliser le Mali est une tâche qui reste politique. Il faudra des années pour avoir un environnement de stabilité, mais il faudra quelques mois seulement pour obtenir la stabilité qui permettrait au processus politique de commencer. Ensuite il faudra préserver cette stabilité », déclaraient, lundi, de hauts fonctionnaires de l'UE. Lundi, les participants à la réunion ministérielle examineront ce que devra faire l'aide internationale pour contribuer à la poursuite de la traque des rebelles et à la protection de la population - des tâches qui pourraient être assurées par l'armée malienne, par la mission internationale d'appui au Mali (MISMA), par les forces françaises déjà sur place, qui, si elles n'ont pas vocation à rester, ont une responsabilité et resteront « le temps qu'il faudra », a assuré François Hollande, et par des soldats de la paix des Nations unies. « La pertinence de poursuivre la mission EUTM Mali est reconnue par tous. Il faut préparer la stabilisation avec le gouvernement et les structures nécessaires - dont l'armée - pour apporter la sécurité et la stabilité aux populations. L'armée malienne doit être bâtie », ont souligné les hauts fonctionnaires de l'UE, confirmant que la décision de lancement d'EUTM Mali sera bien adoptée le 12 février prochain. (AN)

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