Strasbourg, 22/11/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a appelé, jeudi 22 novembre, l'UE à intégrer d'avantage de considérations sociales et renforcer la voix de la société civile dans les critères d'adhésion. Dans le rapport de Maria Eleni Koppa (S&D, grecque) sur « les politiques et critères d'élargissement et les intérêts stratégiques de l'UE en la matière » qu'ils ont adopté, les députés souhaitent que l'UE mette plus l'accès sur la dimension sociale, « afin d'encourager une transformation sociale positive dans les futurs États membres de l'Union européenne tout en restant attentive à la défense de la justice sociale ».
Ils veulent que la Commission intensifie son contrôle sur les avancées du processus d'adhésion, avec, entre autres, des points de référence, et son assistance aux pays candidats et candidats potentiels. Ils veulent aussi qu'elle simplifie et accélère les procédures concernant l'instrument d'aide de préadhésion (IAP), mais aussi que la capacité administrative des pays bénéficiaires soit augmentée « afin d'assurer un degré élevé de participation aux programmes européens et d'augmenter la capacité d'absorption ». Le Parlement lui demande aussi instamment « de ne pas réduire, en termes réels, le montant global pour chaque bénéficiaire de la politique d'élargissement », et de ne pas priver les bénéficiaires de « l'accès suffisant et équitable » au financement en raison d'une limitation des ressources de l'UE, en particulier dans le domaine du renforcement institutionnel. Ils veulent aussi que l'ensemble des critères d'adhésion soit traduit en objectifs « clairs, spécifiques et mesurables » dans l'IAP afin de montrer clairement le lien entre les politiques financées par l'Union et les progrès accomplis vers le respect des critères d'adhésion.
Tout en confirmant son engagement envers l'élargissement, le Parlement souligne que la capacité d'intégration de l'UE est un élément à prendre pleinement en considération et demande aux États membres de maintenir la dynamique du processus d'élargissement. Les députés estiment que le Parlement européen, lors de la prochaine révision générale des traités, devrait lancer un débat sur l'introduction d'une nouvelle catégorie de membre associé de l'Union, pour les pays qui ne veulent pas ou ne peuvent pas adhérer.
Le rapport rappelle aussi l'importance du « respect strict » des critères de Copenhague et de l'acquis sur le long terme, de la lutte contre la corruption et le crime organisé, des bonnes relations de voisinage, des droits de l'homme, des objectifs EUROPE 2020, ou encore du renforcement du soutien aux petites et moyennes entreprises. (CG)