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Bulletin Quotidien Europe N° 10736
ÉCONOMIE / (ae) grÈce

Rehn, aux créanciers d'Athènes de respecter leurs engagements

Bruxelles, 22/11/2012 (Agence Europe) - « Le temps est venu pour les partenaires européens et internationaux de la Grèce de parvenir à des résultats » concrets sur le 2ème sauvetage financier d'Athènes dans la mesure où la Grèce a, de son côté, rempli tous ses engagements, a estimé le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, jeudi 22 novembre devant le Parlement européen. « Franchement, je ne vois aucune raison pour laquelle nous ne serions pas capables de boucler le plan d'aide », a-t-il ajouté.

L'Eurogroupe s'est quitté mercredi matin sans être parvenu à un accord sur la viabilité de la dette grecque, ultime obstacle - mais de taille - au déblocage d'une tranche d'aide financière qui pourrait atteindre 44 milliards d'euros (EUROPE n° 10735). Les discussions portent notamment sur l'octroi de garanties supplémentaires aux fonds européens de sauvetage afin de permettre à la Grèce de racheter, à moindre coût sur le marché secondaire, (une partie ou l'ensemble) des 50 à 60 milliards d'euros de titres de dette grecs encore détenus par les créanciers privés. La réduction des taux d'intérêt et l'allongement de la maturité appliqués aux prêts octroyés à Athènes depuis 2010 sont également évoqués.

Quelles que soient les solutions retenues, M. Rehn a prévenu: « Une chose doit être claire: les différentes mesures n'excluent pas le besoin d'évaluer à nouveau la viabilité de la dette grecque dans les prochaines années et de prendre des décisions additionnelles en fonction de l'évolution de la situation. » En clair: les contribuables européens devront accepter de perdre de l'argent sur les prêts accordés aux Grecs, comme le réclame déjà le FMI.

Le commissaire a loué les efforts entrepris par les autorités grecques malgré l'opposition du peuple grec directement touché par les réformes. « Il faut dépasser le mythe selon lequel aucun progrès n'aurait été accompli en Grèce. Cette perception est dommageable et injuste », a-t-il estimé. Et d'énumérer des mesures emblématiques: - les 89 actions prioritaires réclamées au printemps ont été adoptées ; - les économies budgétaires atteignent 13,5 milliards d'euros soit 7 % du PIB grec ; - l'âge légal de la retraite a été porté à 67 ans ; - la collecte de l'impôt s'est améliorée ; - les dépenses de santé ont chuté d'1 milliard d'euros en 2012, 800 millions d'euros d'économies supplémentaires étant attendues sur la période 2013-2014. L'Eurogroupe espère être en mesure, lundi 26 novembre, de marquer un accord final sur la relance du programme grec, six mois après les élections ayant porté au pouvoir le Premier ministre Antonis Samaras. (MB)

 

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