Bruxelles, 15/11/2012 (Agence Europe) - Un quota de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises est un pas vers la méritocratie, consent le Lobby des femmes (EWL). Toutefois, pour rendre optimale la proposition de directive, celle-ci devrait être allégée de bon nombre de limitations. Le Lobby des femmes compte sur le Parlement pour rectifier le tir, et attend des États membres qu'ils soutiennent la proposition et la dotent de sanctions suffisantes.
La proposition de la commissaire européenne aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, en faveur d'un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises cotées en bourse d'ici 2020 est grosso modo bien accueillie par le Lobby des femmes. Mais la proposition législative devrait toutefois être améliorée. Le Lobby des femmes trouve regrettable que seules les sociétés cotées en bourse de plus 250 employés et de 50 milliards de chiffre d'affaires soient concernées ; cela représente environ 5 000 entreprises. À cela s'ajoute « de façon inexplicable », commente EWL que seuls les postes non exécutifs soient concernés. L'association attend du Parlement européen qu'il corrige « ce flagrant 'deux poids deux mesures' ».
Partant du principe que « le vrai test pour une législation réside dans sa mise en œuvre », le Lobby des femmes regrette que le choix des sanctions soit placé entre les mains des États membres seulement. L'association attend donc des gouvernements nationaux qu'ils « remplissent leurs engagements, et honorent leurs valeurs en donnant leur approbation entière et sincère à cette proposition législative, et ensuite arrêtent des sanctions avec un poids suffisant pour briser le plafond de verre une fois pour toutes ». (MD)