Bruxelles, 15/11/2012 (Agence Europe) - Le président chilien, Sebastian Piñera, s'est dit « convaincu que le pire de la crise était derrière » les Européens, jeudi 15 novembre lors de la 1ère visite d'un chef d'État chilien aux institutions européennes depuis la conclusion en 2002 de l'accord d'association UE/Chili. Il a défendu les politiques économiques 'saines' par opposition à celles qui garantissent « du pain aujourd'hui mais la faim demain ». Selon le président de la Commission européenne M. Barroso, l'UE et le Chili vont travailler à « une modernisation » de l'accord d'association. Cela pourrait passer par une extension du volet commercial, à travers le recours à une clause évolutive, et une coopération dans des secteurs tels que « les nouvelles technologies, le climat, le tourisme, les matières premières, la navigation satellite ». L'UE est le 1er investisseur au Chili (30 % du total) et les échanges entre les deux partenaires a plus que doublé depuis 2002. La visite de M. Piñera a aussi permis d'avancer dans les préparatifs du prochain sommet UE/Amérique latine et Caraïbes (Santiago de Chile, 26 et 27 janvier 2013). Saluant la contribution chilienne dans l'opération EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine, le président du Conseil européen M. Van Rompuy a espéré une coopération élargie avec le Chili dans le cadre de missions internationales de maintien de la paix. (MB)