Bruxelles, 15/10/2012 (Agence Europe) - Le gouvernement grec et la 'troïka' (Commission européenne, la BCE, FMI) n'ont pas entièrement respecté les droits sociaux fondamentaux, a estimé jeudi 15 novembre l'Organisation internationale du travail (OIT). Selon elle, les principes du dialogue social et de la négociation collective libre et volontaire ont été bafoués plusieurs fois lors des négociations sur le sauvetage financier d'Athènes, alors qu'ils constituent « un fondement essentiel de la démocratie et de la paix sociale ».
Après une plainte déposée auprès de l'OIT par les principaux syndicats publics et privés grecs, le Comité de la liberté syndicale de l'OIT a publié les conclusions de son enquête. Il en ressort qu'« une série de mesures d'austérité prises en Grèce au cours des deux dernières années dans le cadre du mécanisme international de prêt convenu avec la 'troïka' » se sont accompagnées d'« un certain nombre d'intrusions répétées et approfondies » dans les mécanismes de la négociation libre et volontaire. L'enquête a également déterminé « un déficit important du dialogue social ». Même si le Comité prend acte d'un contexte « grave et exceptionnel » en Grèce, il en appelle néanmoins à ce que les partenaires sociaux, avec l'assistance de l'OIT, soient pleinement associés à toutes les décisions futures impliquant la 'troïka' et ayant un impact sur « la liberté d'association et la négociation collective », souligne un communiqué de l'OIT.
En octobre, le Conseil de l'Europe a déclaré illégales plusieurs réformes grecques de 2010 liées au contrat d'apprentissage et au salaire minimum pour les moins de 25 ans. (JK)