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Bulletin Quotidien Europe N° 10724
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

« aucune raison » d'espérer une amélioration (haut fonctionnaire UE)

Bruxelles, 06/11/2012 (Agence Europe) - Un haut fonctionnaire européen a fait part, mardi 6 novembre, de son pessimisme quant à la situation en Syrie. « Il n'y a aucune raison d'espérer. On s'accroche aux espoirs de l'envoyé spécial (Lakhdar Brahimi) pour relancer les efforts pour une initiative diplomatique. On est persuadé que c'est possible mais il faut une volonté des deux côtés, que l'on n'a pas », a-t-il expliqué à un petit groupe de journalistes. Soulignant qu'aucune solution ne vient non plus du Conseil de sécurité des Nations unies, ce haut fonctionnaire a ajouté qu' « on ne voit pas de lumière au bout du tunnel ». Il a aussi dénoncé l'augmentation du nombre de morts, qui est passé à environ 150 par jour, soit plus de 35 000 décès depuis le début du conflit. « On accélère la cadence de manière invraisemblable (…) avec l'hiver la situation va aller en empirant, les combats vont continuer », a-t-il expliqué, soulignant que selon l'ONU, d'ici à quelques mois, les réfugiés passeront de 350 à 700 000 personnes et les déplacés de 1 à 2,5 millions personnes.

Le haut fonctionnaire ne s'est pas non plus montré très optimiste quant à l'union de l'opposition, souhaitée par la Communauté internationale. Rappelant que l'opposition avait réunie en ce moment à Doha pour essayer de constituer une « sorte de nouvelle initiative nationale syrienne » et de se réunir, il a précisé que « toutes les parties de l'opposition se battent entre elles, il y a toutes les nuances ». Il a ajouté qu'essayer de créer une solution politique à la crise syrienne n'aura de sens que si l'opposition est unie. « Si on renforce l'opposition, les soutiens au régime vont faire de même et on va monter dans l'horreur », a-t-il aussi prévenu.

Et une fois l'opposition unie, encore faudra t-il organiser la transition. La Russie, la Chine ou encore l'Iran ne veulent pas, comme pré-condition au dialogue pour la transition, le départ de Bachar el-Assad, alors que les Américains, Français, Allemands ou encore Britanniques soulignent qu'il n'est pas possible d'avoir des discussions sans qu'il ait quitté le pouvoir. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a d'ailleurs souligné, mardi 6 novembre, que si Bachar el-Assad veut partir « il pourrait partir, cela pourrait être arrangé », précisant qu'il ne lui offre cependant pas un plan de sortie au Royaume Uni.

Le haut fonctionnaire a aussi regretté que le compromis trouvé à Genève sur une transition en Syrie (EUROPE n° 10646), et sur lequel M. Brahimi pourrait s'appuyer, soit « parti dans les sables ». C'est « soit un malentendu, soit de la mauvaise foi, soit une mauvaise interprétation », a-t-il expliqué.

La question syrienne sera abordée lors du sommet Ligue Arabe/UE, le 13 novembre en Égypte. (CG)

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