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Bulletin Quotidien Europe N° 10724
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Relations avec l'UE, un changement de style est à prévoir

Bruxelles, 06/11/2012 (Agence Europe) - Un haut fonctionnaire européen est revenu, mardi 6 novembre, jour des élections américaines, sur la relation UE/États-Unis et sur la politique étrangère américaine. Selon lui, que le nouveau président des États-Unis soit Barack Obama ou Mitt Romney, « il y aura un changement de style » dans la politique étrangère des États-Unis. Et de rappeler que, si Hillary Clinton ne quittera pas immédiatement son poste de secrétaire d'État, elle ne devrait pas y rester plus de quelques mois, même si M. Obama est réélu

Concernant Mitt Romney, « il est difficile de faire des prévisions. Romney est assez agressif mais plus modéré en politique étrangère. Cela dépendra de ses priorités, de son entourage (…) Il y a pas mal d'incertitudes sur sa politique », a-t-il ajouté, précisant que le Service d'action extérieure de l'UE (SEAE) n'a pas eu énormément de contacts informels.

Ce fonctionnaire s'est aussi inquiété du changement des administrations aux États-Unis qui « prend beaucoup de temps à un moment où l'actualité internationale est brûlante », citant la Syrie, l'Iran, les élections en Israël, ou encore le Proche-Orient.

Une meilleure collaboration sur le tard avec l'administration Obama

Sur le désintérêt des Américains par rapport à l'UE, le haut fonctionnaire a précisé que cela était plus vrai au début qu'à la fin du mandat de M. Obama. « Tout le monde a trouvé la réunion (lors du sommet de Prague en 2009) lourde et conformiste. Les Américains avaient dit que: 'Si c'est ça une réunion avec l'UE, merci !' Depuis cela s'est nettement amélioré », a-t-il précisé, soulignant qu'avec le Traité de Lisbonne les interlocuteurs européens sont désormais toujours les mêmes (présidents de la Commission et du Conseil européen et Haute représentante). « Les Américains ont dit qu'ils ont apprécié, la relation est plus facile, plus fluide », a-t-il expliqué.

Pour lui, si les États-Unis ont voulu avoir plus de contacts avec l'Asie, cela ne veut pas dire qu'ils laissent tomber les relations transatlantiques: « Il n'y pas beaucoup d'autres alliés aussi solides que l'UE. »

Ce fonctionnaire a précisé que la crise économique et financière, est au « cœur » des relations UE/États Unis, tout comme avec la Chine, la Russie ou le Mexique. « Il y a une vraie préoccupation et une vraie nécessité pour eux de comprendre comment ça marche. La répétition de Conseils européens déboussole les partenaires, il faut leur expliquer », a-t-il dit. Ce fonctionnaire a précisé que la crise avait occupé la moitié des derniers sommets avec les États-Unis. (CG)

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