Bruxelles, 23/10/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen devait adopter, mardi 23 octobre, dans la soirée, le rapport d'Antigoni Papadopoulou (S&D, chypriote) sur l'Année européenne des Citoyens (2013). Le texte avait été adopté le 3 septembre par sa commission des libertés civiles. « L'Année européenne permet de consacrer un moment au débat sur la citoyenneté européenne dans un contexte de crise économique, politique et sociale et place l'exercice effectif de ses droits au cœur de l'agenda politique », a souligné Mme Papadopoulou.
Chaque citoyen de l'UE jouit d'un ensemble de droits, selon les traités européens, dont le droit de circuler et de résider librement dans un autre État membre, le droit de voter et de se porter candidat aux élections européennes et locales, ainsi que le droit de pétition auprès du PE. Ces droits sont cependant souvent ignorés des citoyens. L'année 2013 marquera le 20ème anniversaire de l'établissement de la Citoyenneté de l'Union européenne et, à cette occasion, la Commission européenne a proposé le 12 août 2012 de désigner l'année 2013 comme l' « Année européenne des citoyens ». L'objectif de cet événement est d'informer le grand public, en particulier les jeunes, sur la manière de mettre leurs droits en pratique. Mme Papadopoulou a proposé 47 amendements au texte de la Commission européenne. Parmi ces amendements figurent une modification du titre en « Année européenne de la citoyenneté » et le souhait d'élargir la portée de cette Année européenne en allant au-delà de la vision restrictive de la Commission (ajout d'une énumération de droits conférés par la citoyenneté européenne, accent mis sur le rôle de l'éducation, sur l'égalité des genres, les droits des femmes). Le rapport insiste également sur la coopération avec les autorités locales, le travail en lien avec les parlements nationaux, les Centres Europe Direct et l'implication de la société civile. (IL)