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Bulletin Quotidien Europe N° 10716
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) numÉrique

Nouveaux réseaux, l'ECTA demande des règles plus justes

Bruxelles, 23/10/2012 (Agence Europe) - Les opérateurs de télécommunications alternatifs doivent bénéficier d'un cadre stable pour garantir un rendement maximal des investissements qu'ils consentent dans les réseaux à grande vitesse. Ce cadre doit également préserver le rôle de catalyseur qu'exercent ces opérateurs en matière d'offres compétitives pour les consommateurs et d'investissements dans les réseaux à très grande vitesse, a répété le 22 octobre l'ECTA, association qui regroupe les opérateurs alternatifs européens.

Des représentants de plusieurs compagnies de télécoms membres de l'ECTA ont rencontré lundi la commissaire Neelie Kroes, responsable de la Stratégie numérique, pour un échange de vues sur les investissements dans les réseaux de nouvelle génération. Ils ont souligné l'importance d'investir dès à présent dans ces réseaux afin de garantir l'avenir des télécoms sur le continent européen, et le rôle clé joué par les opérateurs alternatifs dans l'expansion de ces réseaux. « Alors que la Commission travaille sur un environnement réglementaire stable qui puisse durer jusqu'en 2020, il est important que les décideurs politiques reconnaissent que les nouveaux entrants ont été jusqu'ici les principaux stimulants des investissements dans la fibre et ont permis aux consommateurs de bénéficier de la large bande », a souligné le président de l'ECTA, Tom Ruhan. Les responsables financiers d'Iliad/Free, Bouygues Telecom, Fastweb, Wind et Netia ont soumis à la commissaire Kroes des statistiques récentes témoignant de la volonté des opérateurs alternatifs d'investir massivement dans la fibre. Selon ces chiffres, ceux-ci ont représenté 55 % du montant total investi dans les nouveaux réseaux. Par conséquent, ils appellent la Commission européenne à mettre en œuvre un cadre réglementaire plus favorable, leur permettant de poursuivre leurs investissements sur un pied d'égalité avec les anciens opérateurs historiques. « Un juste équilibre doit être trouvé afin d'assurer des chances égales pour les entreprises dominantes et leurs concurrents et protéger les bénéfices de cette concurrence, obtenus de haute lutte, sur le marché actuel. Les objectifs fixés par l'Agenda numérique ne peuvent pas être atteints sans assurer un espace économique durable pour la concurrence à long terme », a plaidé la directrice de l'ECTA, Erzsebet Fitori.

Plus de dix ans après la libéralisation du secteur des télécoms, les opérateurs alternatifs se plaignent de la discrimination qui persiste, selon eux, entre eux et les anciens opérateurs historiques. Ils dénoncent des abus de tarification que les opérateurs historiques et dominants exigent pour l'accès aux réseaux existants. Les opérateurs alternatifs consacrent une large part de leur trésorerie pour payer leur accès aux réseaux en cuivre alors que cet argent pourrait être investi dans les nouveaux réseaux, leur permettant de jouer le jeu de la concurrence de façon loyale, indique l'ECTA. L'association demande à Mme Kroes de renforcer l'arsenal d'obligations non discriminatoires, afin de créer un environnement réellement compétitif. (IL)

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