Bruxelles, le 18/10/2012 (Agence Europe) - Les négociations « sur les dernières questions en suspens » entre la Grèce et ses créanciers institutionnels se poursuivront « depuis leur siège respectif » a indiqué la Commission européenne dans un communiqué, mercredi 17 octobre au soir. Les experts de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) ont en effet quitté Athènes après avoir marqué un « accord sur la plupart des mesures nécessaires à la relance des réformes » avec les autorités grecques. Cette situation encourageante devrait en outre « ouvrir la voie à l'achèvement de l'examen » du programme d'ajustement économique que doit mettre en œuvre la Grèce en échange d'une aide financière. En jeu: le déblocage, en novembre, du versement d'une tranche d'aide supérieure à 30 milliards d'euros qui sera principalement destinée à renflouer les banques grecques. Mercredi, un porte-parole de la Commission européenne avait lui aussi espéré un accord complet « dans les prochains jours » (EUROPE n° 10712).
La Grèce ne veut plus être le maillon faible de l'Europe. Depuis Bucarest où il assistait au Congrès du Parti Populaire européen (PPE) (voir autre nouvelle), le Premier ministre grec, Antonis Samaras, avait déclaré que son pays, souvent considéré comme « le maillon faible de l'Europe », était en train de changer. « Si le maillon le plus faible de l'UE devient suffisamment fort, l'ensemble de l'UE sortira renforcée », a-t-il ajouté. Il a alors conclu en affirmant que les sacrifices endurés par le peuple grec devaient être accompagnés d'espoir, afin d'y donner « un sens ». Jeudi, alors que M. Samaras était en route pour Bruxelles afin de prendre part au Conseil européen, des dizaines de milliers de Grecs étaient dans la rue pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers institutionnels du pays. (EL)