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Bulletin Quotidien Europe N° 10713
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) uem

Discipline budgétaire, Merkel en remet une couche

Bruxelles, 18/10/2012 (Agence Europe) - Le sommet européen s'est ouvert, jeudi 18 octobre, sur fond de désaccord entre l'Allemagne et la France sur les mesures prioritaires à prendre pour garantir la stabilité de l'Eurozone. Depuis Berlin, la chancelière allemande, Mme Merkel, a défendu l'idée de confier au commissaire chargé de l'euro un droit de veto sur les politiques budgétaires nationales. « Nous pensons (…) que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l'Europe un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux », a ainsi déclaré la dirigeante allemande, rapporte l'AFP. Elle réaffirmait les propos de son ministre des Finances en faveur d'une discipline budgétaire accrue dans l'Eurozone (EUROPE n° 10711).

Côté français, en revanche, on considère que ce sujet est une question à traiter à plus long terme. « Le sujet du Conseil, ce n'est pas l'union budgétaire, c'est l'union bancaire », a en effet rétorqué le président français, M. Hollande, à son arrivée au sommet du Parti socialiste européen (PSE) (voir autre nouvelle). Et d'ajouter: « La seule décision que nous avons à prendre, à confirmer d'ailleurs, c'est la mise en place de l'union bancaire d'ici la fin de l'année, et notamment la 1ère étape qui est la supervision bancaire. » Tenue dans l'après-midi, la rencontre bilatérale entre les deux leaders aura peut-être permis d'aplanir ces divergences.

Espagne. Non officiellement à l'ordre du jour du sommet, le cas espagnol sera dans toutes les têtes. Selon la presse, le Premier ministre espagnol, M. Rajoy, hésite encore à demander une ligne de crédit du fonds de sauvetage permanent de l'Eurozone qui, combinée à une intervention de la BCE, diminuerait les coûts de financement du pays. « Il appartient à l'Espagne de prendre une décision », ont indiqué en cœur les présidents du Conseil européen, M. Rompuy, et de la Commission européenne, M. Barroso, à l'issue du sommet social tripartite (voir autre nouvelle). En cas de demande d'aide, la Commission se tient prête à agir. Nous avons besoin d'« une solution exhaustive pour la stabilité de l'Eurozone », a martelé M. Barroso, rappelant l'importance de s'en tenir aux décisions de juin en matière de supervision et recapitalisation bancaire. (MB)

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