Bruxelles, 18/10/2012 (Agence Europe) - La famille chrétienne-démocrate réitère son attachement sans faille à la monnaie unique. « Les bénéfices de l'euro, notre monnaie commune, dépassent de loin ses coûts », déclare-t-elle dans le manifeste qu'elle a adopté lors du congrès statutaire du Parti populaire européen (PPE) qui s'est tenu les 17 et 18 octobre à Bucarest et a réélu Wilfried Martens à sa tête. Selon le PPE, l'appartenance à l'union monétaire « implique de la responsabilité et de la solidarité », matérialisées par « des politiques saines, la discipline budgétaire et des réformes économiques continues » ainsi que « des ressources budgétaires substantielles canalisées à travers le budget communautaire ».
Les chrétiens-démocrates soutiennent l'indépendance de la BCE et sa mission première consistant à lutter contre l'inflation. Ils appuient tout de même toute mesure conforme aux statuts de l'Institut de Francfort et destinée à « garantir la stabilité du système financier européen ». Une référence semi-voilée au programme conditionnel OMT de rachat de titres de dette de pays en difficulté que la BCE pourrait lancer si un pays de la zone euro demande une aide financière du Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage permanent de la zone euro. À noter que le PPE considère comme intouchable la disposition du traité européen stipulant l'interdiction d'un sauvetage financier d'un État en difficulté ('no bailout principle'), sans toutefois exclure une forme de « solidarité mutuelle entre États membres ». Sur le plan économique, le PPE plaide pour la poursuite des « réformes structurelles » stimulant la convergence des économies nationales, en matière de sécurité sociale, de marché du travail (alignement des salaires sur la productivité, temps de travail, maintien au moins du dimanche chômé) et de lutte contre l'évasion et la fraude fiscales. Quant au secteur bancaire, il devrait retrouver sa fonction première, à savoir financer l'économie. (MB)