Bruxelles, 02/10/2012 (Agence Europe) - Au palmarès des organisations transparentes dans l'aide publique au développement qu'elles allouent, la Commission européenne est bien classée, selon le dernier rapport de 'Publish What You Found' (la campagne mondiale pour la transparence de l'aide) publié mardi 2 octobre, à la plus grande satisfaction du commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs. Dans cet Index 2012 de la transparence de l'aide, qui établit le classement des principaux donateurs en leur attribuant une note (très bien, bien, passable, médiocre, très médiocre), la Commission européenne, représentée par les DG DEVCO et ECHO figure parmi les treize organisations ou pays dont la transparence de l'aide est affublée d'un 'Bien' (comme les Pays-Bas, le Global Fund, le Danemark, la Suède, l'AfDB, l'US-MCC, le PNUD, l'IADB, AsDB, le GAVI et l'UN OCHA). Seules deux organisations les précèdent dans le classement - Le DFID britannique et l'IDA de la Banque mondiale - qui font figure de champions de la transparence, avec un 'Très bien'.
« Selon Publish What You Found, la Commission européenne gère l'argent des contribuables dédié à la lutte contre la pauvreté dans le monde en pleine transparence. EuropeAid figure parmi les cinq donateurs les plus transparents au monde, qui partagent le troisième meilleur score en termes de transparence. Nous pouvons être fiers d'être l'un des plus grands donateurs au monde et l'un des plus transparents et efficaces. L'aide de l'UE fait l'objet d'un examen attentif de nombreuses organisations ; on nous critique parfois, ce qui nous aide à continuer l'amélioration de notre impact et de nos procédures, mais la majorité des voix confirme que l'UE atteint des populations dans le besoin et joue un rôle substantiel dans l'éradication de la pauvreté », commente le commissaire Piebalgs, qui voit dans ce bon classement « un encouragement et un incitant à poursuivre dans cette direction ».
Dans le classement publié l'an dernier, EuropeAid figurait en 9ème position. Les efforts d'amélioration de la transparence ont donc payé. Il y a tout juste un an (en octobre 2011) la Commission commençait à publier l'information sur ses dépenses d'aide au développement via l'Initiative internationale sur la transparence de l'aide (IATI en anglais). La Commission va désormais mettre en œuvre la seconde phase de l'IATI en publiant plus rapidement une information plus détaillée, comme le recommande Publish What You Found. Dans l'Index 2012, plusieurs États membres de l'UE (Slovaquie, France, Grèce, Chypre, la Hongrie et Malte) figurent parmi les cancres de la transparence, au même titre que la Chine. (AN)