Bruxelles, 02/10/2012 (Agence Europe) - Alors qu'en l'absence prolongée d'accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime, l'UE compte, dès 2013, mettre ce secteur à contribution pour lutter contre le changement climatique, la Commission européenne presse l'Organisation maritime internationale (OMI) d'accélérer ses travaux. Cet appel a été lancé lundi 1er octobre à l'occasion d'une réunion à Londres du comité de protection de l'environnement marin de l'OMI consacrée aux détails techniques et opérationnels de l'accord conclu l'an dernier sur des normes d'efficacité énergétique de certains navires applicable en 2015 (EUROPE n° 10421).
Pour Siim Kallas, commissaire européen aux Transports et Connie Hedegaard, sa collègue à l'Action pour le climat, l'OMI ne saurait se contenter de ces mesures.
« Avec son indice d'efficacité énergétique l'OMI a fait un pas en avant salutaire et très appréciable en juillet 2011, mais cette mesure ne suffira pas, à elle seule, à garantir une réduction assez rapide des émissions des navires. Les discussions sur d'autres mesures à l'échelle globale sont en cours au niveau de l'OMI, mais il faut des étapes intermédiaires pour obtenir rapidement des réductions d'émissions comme des mesures d'efficacité énergétique s'appliquant aussi aux navires existants », ont souligné les commissaires dans une déclaration conjointe. Rappelant que l'UE envisage diverses options, dont des mécanismes de marché, ils estiment « qu'une approche simple, solide et faisable pour établir un système de contrôle, de 'reporting' et de vérification des émissions basé sur la consommation de gasoil est le point de départ incontournable ».
Le nouvel indice d'efficacité énergétique (EEDI, Energy Efficiency Design Index), adopté par l'OMI pour être obligatoire en 2015, établit des normes d'amélioration de l'efficacité énergétique pour certaines catégories de navires neufs uniquement. (AN)