Bruxelles, 02/10/2012 (Agence Europe) - Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture a déclaré qu'un « accord à la baisse pour le budget de la politique agricole commune (période 2014-2020), impliquerait des sacrifices », lors du congrès 2012 du COPA COGECA, à Budapest, mardi 2 octobre. Il a rappelé la volonté de certains États membres de « sanctuariser les aides directes » (soutiens du premier pilier), « ce qui veut dire que le deuxième pilier (développement rural) en paierait le prix fort ». « Nous ne voulons pas que les chefs de gouvernement aient à choisir entre le premier et le deuxième pilier: ils sont complémentaires et ne vont pas l'un sans l'autre », a fait valoir le commissaire.
Sur le verdissement des aides du premier pilier de la PAC, M. Ciolos n'affiche pas une position « dogmatique ». « J'ai montré des flexibilités très tôt dans la négociation. En revanche, j'ai une ligne rouge: j'exclus toute idée de menu. Les agriculteurs seraient les premières victimes de cette approche à la carte » qui créerait des distorsions entre eux. Pour éviter ce problème, au-delà des trois mesures simples de verdissement proposées par la Commission, il y a un mot clef selon M. Ciolos: équivalence. Il peut exister des mesures agroenvironnementales qui ont un effet encore plus bénéfique pour l'environnement et qui sont déjà rémunérées dans le second pilier. Mais ces mesures agroenvironnementales alternatives seront analysées pour s'assurer que leur impact est au moins équivalent aux trois mesures de départ. Si c'est le cas, les exploitations qui les mettront en œuvre recevront à la fois le montant du verdissement du premier pilier et les aides agroenvironnementales du second pilier.
Sur les outils de marché, il a reconnu que la volatilité des prix, à l'heure actuelle, est tout à fait intenable sur le long terme: « Nous devons faire quelque chose » (filets de sécurité plus réactifs, outils de prévention et d'anticipation prévus dans le deuxième pilier et meilleure organisation des agriculteurs).
Sur les droits de plantation, il a déclaré que le vin, avec ou sans indication géographique, a besoin de régulation. « La libéralisation n'est pas une option ». Il préconise un filet de sécurité européen, une gestion nationale des autorisations pour l'ensemble des vins, avec une implication des professionnels plus forte, en particulier pour les vins sous appellation (le groupe à haut niveau se réunit une dernière fois fin novembre). (LC)