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Bulletin Quotidien Europe N° 10658
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) japon

La Commission propose de négocier un accord de libre-échange

Bruxelles, 18/07/2012 (Agence Europe) - L'exécutif européen espère obtenir le feu vert du Conseil d'ici trois à quatre mois pour lancer les pourparlers à l'occasion du sommet annuel UE/Japon à l'automne.

Le collège des commissaires a décidé, après un débat mercredi 18 juillet, de demander aux États membres un mandat pour négocier un accord de libre-échange avec le Japon. Les services de Karel De Gucht vont transmettre cette semaine un projet de directive de négociation. Le commissaire avait annoncé le 31 mai la fin de l'exercice de délimitation du champ des négociations de libre-échange (scoping exercise).

« Nous faisons cette demande pour des raisons évidentes. Le Japon est notre deuxième partenaire commercial en Asie, avec lequel nous partageons des valeurs de démocratie et d'État de droit », a commenté M. De Gucht, à l'issue de la réunion de la Commission mercredi midi. S'il voyait le jour, cet accord de libre-échange pourrait faire gagner un point de pourcentage à la croissance du PIB de l'UE et augmenter d'un tiers les exportations européennes vers le Japon, a promis le commissaire au Commerce, ajoutant qu'il pourrait se traduire à terme par 400 000 emplois supplémentaires. « Nous avons besoin de ces emplois dans le climat économique actuel », a encore insisté M. De Gucht.

Il appartient désormais aux États membres de donner leur feu vert pour lancer les négociations avec Tokyo. Les dirigeants des Vingt-sept pourraient donner leur aval lors du Conseil européen d'octobre, après examen du projet de directive de négociation dans le groupe de travail compétent du Conseil. Malgré un « fort soutien » de plusieurs associations d'industries européennes - agroalimentaire, pharmaceutiques, produits chimiques, TIC, services, M. De Gucht a reconnu que la négociation d'un accord de libre-échange soulevait des « inquiétudes », en particulier concernant l'accès aux marchés publics et les barrières non tarifaires au Japon. « Nous n'allons pas entamer des négociations les mains vides. Un an après l'ouverture des pourparlers, nous ferons le point sur les progrès que le Japon a réalisés sur le démantèlement des barrières non tarifaires suivant la feuille de route dont nous avons convenu pendant l'exercice de délimitation. Si le démantèlement n'est pas satisfaisant nous arrêterons les négociations », a toutefois promis le commissaire. Et M. De Gucht de conclure: « Nous ne réduirons pas nos tarifs avant que le Japon ne délivre des résultats sur la levée de ses barrières réglementaires, notamment dans le secteur automobile ». (EH)

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