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Bulletin Quotidien Europe N° 10657
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) concurrence

Microsoft n'aurait pas respecté ses engagements de 2009

Bruxelles, 17/07/2012 (Agence Europe) - Par la voix de son vice-président Joaquín Almunia (concurrence), la Commission européenne a annoncé, mardi 17 juillet, l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Microsoft, qu'elle soupçonne de ne pas avoir maintenu les engagements souscrits en 2009 d'offrir aux usagers de son système d'exploitation Windows la possibilité de choisir facilement le navigateur Internet de leur préférence. Si tel était le cas, ce serait la première fois qu'une entreprise ne respecte pas les engagements auxquels elle a souscrit pour répondre à des griefs de la Commission. Microsoft s'exposerait ainsi à de graves sanctions financières pouvant aller jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires annuel, a confirmé le commissaire.

On se rappellera qu'en décembre 2009 (EUROPE n° 10042) la Commission avait rendu contraignants les engagements proposés par Microsoft de rendre disponible, à travers la fonction Windows Update, un écran multi-choix permettant aux utilisateurs des systèmes d'exploitation Windows XP, Windows Vista et Windows 7 de sélectionner le ou les navigateurs Web (Google Chrome, Mozilla Firefox, Opera ou encore Apple Safari) qu'ils souhaitent installer sur leur machine en plus du navigateur Internet Explorer de Microsoft ou alternativement à celui-ci. Or, sur la base de plaintes reçues, la Commission a découvert que Microsoft n'aurait pas respecté cet engagement dans la dernière version de son système d'exploitation Windows 7 Service Pack 1, disponible depuis février 2011, alors que, dans son rapport annuel sur l'observance de ses engagements, l'entreprise lui avait confirmé que l'engagement était bien respecté.

« Microsoft a reconnu les faits », a indiqué le commissaire, déplorant « qu'environ 28 millions d'utilisateurs » n'aient pas eu accès à la fenêtre leur donnant le choix du navigateur. Et d'expliquer: « Nous prenons très au sérieux le respect des engagements. Je croyais que les déclarations de cette entreprise étaient exactes. Mais il semble que tel n'était pas le cas ». Si, par conséquent, l'enquête devait confirmer l'infraction, « Microsoft devra s'attendre à des sanctions ». Pour sa part, Microsoft invoque un « problème technique » d'affichage de la fenêtre, présente ses excuses aux utilisateurs et « regrette profondément cette erreur » en proposant d'étendre de 15 mois la validité de ses engagements. (FG)

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