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Bulletin Quotidien Europe N° 10657
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) algÉrie

Préparer le marché national à la concurrence européenne

Bruxelles, 17/07/2012 (Agence Europe) - En préparation de l'ouverture du marché algérien, au titre notamment de l'accord d'association avec l'UE, le ministère algérien du Commerce a organisé, le 10 juillet à Sétif (dans l'est du pays), un « séminaire régional de sensibilisation des opérateurs économiques aux règles de la concurrence ». Un séminaire similaire a eu lieu à Alger en juin dernier.

Il importe de noter que de telles actions coïncident avec la volonté affichée par Alger d'assouplir ses positions dans les négociations avec l'UE pour un réaménagement des accès à son marché des produits et des entreprises européennes. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a annoncé lundi 16 juillet, lors d'un entretien avec son homologue français Laurent Fabius que les négociations en cours depuis 2010 avec Bruxelles sont pratiquement « bouclées ». « Quasiment bouclées », précise-t-on à Bruxelles où l'on demeure prudent tant que l'accord n'a pas été formellement scellé.

Sur la concurrence, les séminaires sont organisés dans le cadre de programmes de « jumelage » (avec l'intervention d'organismes spécialisés des États membres de l'UE qui exposent leurs expériences aux opérateurs et administrations algériennes concernées). Leur objectif est « la sensibilisation des opérateurs économiques et des associations de protection des consommateurs au droit de la concurrence ». L'Algérie s'engage ainsi à combattre « l'insuffisante culture de la concurrence », au niveau de l'environnement économique et une « maîtrise encore insuffisante par les acteurs économiques » des règles de la concurrence. Il s'y ajoute « le poids encore pesant du marché informel dans l'économie nationale qui freine le libre jeu de la concurrence et entrave la transparence totale du marché ». L'objectif est aussi de pallier l'absence d'un « système normalisé et efficient de régulation et d'observation du marché ». Cela implique aussi de combler « l'insuffisance de moyens humains suffisamment qualifiés ».

Les Algériens relativisent cependant leur retard et mettent en avant les « étapes importantes franchies dans la consécration du droit de la concurrence et la diffusion des règles de concurrence ». Les autorités de la concurrence prendraient dans le pays de « plus en plus d'importance à la faveur de la dynamique qui caractérise de plus en plus le marché national ». Un Conseil de la Concurrence existe désormais et il est appelé à « jouer pleinement son rôle de régulateur du marché » et d'arbitre de litiges et à « assurer l'effet d'entraînement en direction des entreprises et des consommateurs ». (FB)

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