Bruxelles, 18/06/2012 (Agence Europe) Alors que le prochain Sommet européen se profile (28-29 juin), le Comité des régions (CdR) a fait valoir son point de vue au président du Conseil européen. Une délégation du CdR, menée par sa présidente Mercedes Bresso, a rencontré Herman Van Rompuy, et a plaidé une nouvelle fois pour que les 27 agissent concrètement en faveur de la croissance, afin de contrebalancer l'austérité, sans négliger l'appui des autorités locales et régionales. Le CdR commence aussi à mettre la pression pour que le budget de l'Union soit bouclé sans retards, et soit doté en conséquence. À cette fin, il réitère son soutien à des ressources propres, et en particulier à la taxe sur les transactions financières.
Intégrer le local. Mme Bresso, accompagnée du vice-président du CdR, Luis Valcárel Siso et des quatre chefs des partis politiques, a porté un message sans équivoque à M. Van Rompuy: il est hors de question que les autorités locales et régionales risquent de perdre leur capacité d'investissement dans l'escalade d'austérité. Le Comité ne conteste pas que la rigueur soit un mal nécessaire en temps de crise, mais elle doit être couplée à des mesures pour la croissance, qui impliquent pleinement les régions, plus à mêmes de coordonner les efforts européens. Les régions doivent être associées aux plans nationaux et européens qui s'érigeront contre les effets de la crise, comme la reprogrammation des fonds structurels pour lutter contre le chômage des jeunes, ou le financement public-privé au niveau local. En la matière, le CdR n'a pas hésité à faire savoir au président du Conseil européen que la proposition de la Commission « Actions pour les la stabilité, la croissance et l'emploi » était trop faible, car elle négligeait le rôle des autorités locales et régionales.
Avancer sur le budget. Cette rencontre avant Sommet, avec Herman Van Rompuy, a aussi été l'occasion pour le CdR de tirer la sonnette d'alarme sur le cadre financier pluriannuel. Bouclé trop tard, cela causerait d'inévitables retards dans les nouvelles périodes de programmation de politiques clés comme la cohésion, l'agriculture ou la recherche. Il s'agit donc de dégager des accords au plus vite, et sur des moyens suffisants. C'est pourquoi, le Comité des régions estime que la réflexion sur les ressources propres est essentielle, et est absolument en faveur de la taxe sur les transactions financières. L'organe consultatif s'est d'ailleurs réjoui du vote du Parlement européen, la semaine dernière en plénière, en faveur de l'instrument. (MD)