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Bulletin Quotidien Europe N° 10620
Sommaire Publication complète Par article 16 / 32
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Les compagnies aériennes remontées contre Kallas

Bruxelles, 24/05/2012 (Agence Europe) - Se comparant à un sol fertile pour stimuler l'économie européenne, les compagnies aériennes européennes regrettent qu'un excès de législations européennes les empêchent de jouer pleinement ce rôle. À l'occasion de l'assemblée générale annuelle de l'Association des compagnies aériennes européennes, jeudi 24 mai, les PDG de ces compagnies se sont entretenus avec le commissaire européen au Transport, Siim Kallas, et ont pointé du doigt les législations européennes qui les empêchent de jouer pleinement leur rôle dans la croissance européenne. Ils ont cité les retards dans la mise en œuvre du ciel unique européen, le blocage au sujet du système d'échange de quotas d'émissions (ETS) et le manque d'infrastructures.

Les présidents de près de 34 compagnies aériennes ont pu déceler « de la sympathie » dans le chef du commissaire Kallas au sujet de leurs préoccupations, « mais cela n'est pas assez, nous devons bouger, nous ne sommes pas dans le même fuseau horaire que l'administration ! », a expliqué à la presse Bernard Gustin, président de l'AEA, et co-président de Brussels Airlines, à l'issue de l'assemblée générale.

Christoph Franz, PDG de Lufthansa, ne mâche pas ses mots au sujet du ciel unique européen, qui ne délivre selon lui aucun résultat positif pour l'efficacité du transport aérien et ses coûts: « L'industrie de l'aviation est furieuse que les plus grands États membres ne mettent rien en œuvre ». Il ajoute que la Commission devrait les y forcer, et fournir des incitants car « cette fragmentation est ridicule et inacceptable. La Commission doit tenir bon ». Très alarmé par les risques d'une guerre commerciale résultant de l'entrée en vigueur pour l'aviation de la directive ETS, Willie Walsh, d'International Airlines Group, affirme avoir exprimé au commissaire la frustration et la grande colère de l'industrie. Si 99% des compagnies se conforment à l'ETS, il rappelle que cela ne doit pas être interprété comme un accord. Des représailles sont à craindre, or « nous ne pouvons pas assumer une guerre commerciale ». Il demande au non de l'AEA à la Commission « de faire preuve de leadership, et de prendre des actions concrètes pour trouver une solution globale ». (MD)

 

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