Bruxelles, 07/04/2012 (Agence Europe) - Les autorités syriennes ont organisé, lundi 7 mai, les premières élections législatives « multipartites » depuis un demi-siècle, boycottées par l'opposition, qui les qualifie de « mascarade ». Plus de 7000 candidats sont en lice pour les 250 sièges de député et 15 millions de Syriens sont appelés à voter.
Pour le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud, « en participant aux législatives, les Syriens défient la campagne de terrorisme et d'agression menée par des parties internationales et régionales, impliquées dans une guerre terroriste contre le pays ». Il a qualifié le scrutin « d'opération démocratique ».
De son coté, le Conseil national syrien (CNS) a souligné que « celui qui baigne la Syrie dans le sang, pousse à l'exode 2 millions de Syriens et (celui qui) tire sur le peuple syrien ne possède aucune légitimité pour rédiger une constitution, promulguer une loi électorale ou convoquer des élections ». Pour un membre du CNS, ces élections sont « une parodie, une farce ».
Alors que les autorités disent avoir pris les mesures nécessaires « pour empêcher tout dérapage de la sécurité qui influerait sur le processus électoral », au moins 7 personnes ont été tuées et au moins cinq explosions ont retenti à Idleb et les combats se poursuivent dans plusieurs provinces, lundi. Selon des opposants au régime, plusieurs villes rebelles boycotteraient l'élection. (CG)