login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10609
Sommaire Publication complète Par article 11 / 40
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

L'UE salue la révision du Protocole de Göteborg

Bruxelles, 07/05/2012 (Agence Europe) - Une révision du Protocole de Göteborg de 1999, convenue vendredi 4 mai à Genève par les parties à cet accord international sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, permettra une réduction significative des émissions responsables de la pollution atmosphérique dans l'UE pouvant aller jusqu'à 60% à l'horizon 2020. C'est là une avancée majeure dont Ida Auken la ministre danoise de l'Environnement s'est aussitôt réjouie le 4 mai au nom du Conseil Environnement de l'UE qu'elle préside.

« L'air en Europe sera plus propre. Cet accord est un pas important vers la réduction des effets nocifs majeurs sur la santé et l'environnement de la pollution atmosphérique, et des coûts sociétaux liés à cette pollution. Je suis très heureuse que nous soyons parvenus, pendant la présidence danoise, à cet accord pour réduire la pollution atmosphérique via des engagements contraignants d'ici à 2020 », a-t-elle déclaré vendredi 4 mai au soir.

La nouveauté de cet accord tient à l'engagement pris par les parties de réduire les particules les plus fines PM 2,5 en provenance de l'industrie, des transports et de la combustion. Un certain nombre de pays s'étaient déjà engagés à réduire la pollution atmosphérique à l'horizon 2010. Le nouvel accord est plus ambitieux puisqu'il étend sa portée jusqu'à 2020. Pour les 27, il débouchera, pour la période 2005-2020, sur une réduction de 59% des émissions de dioxyde de souffre, une réduction de 6% des émissions d'ammoniaque, une réduction de 43% des oxydes d'azote, une réduction de 28% des composés organiques volatils et une réduction de 23% des particules.

En vertu de cet accord, la Fédération de Russie, l'Ukraine et davantage de pays tiers d'Europe orientale devraient s'engager, eux aussi, sur des objectifs de réduction contraignants.

« La pollution de l'air ne connaissant pas les frontières, il est important que le plus grand nombre possible de pays européens s'engagent à réduire la pollution. Au Danemark, plus de 80% de la pollution par les particules provient d'autres pays. Nous avons obtenu une petite victoire pour l'air propre. Mais le défi n'est pas encore relevé », a ajouté Ida Auken. La prochaine étape sera 2013 - année de l'air, comme l'a proposé Janez Potocnik le commissaire à l'Environnement - année qui verra l'UE commencer à négocier de nouvelles exigences pour réduire les émissions nationales et améliorer encore la qualité de l'air, a indiqué la présidente du Conseil Environnement.

Une opportunité manquée. Les ONG environnementales sont beaucoup moins enthousiastes et parlent d'opportunité manquée. Dans un communiqué publié lundi 7 mai, le BEE (Bureau européen de l'environnement) déplore que les engagements de l'UE pour les quatre polluants déjà réglementés (tous sauf les particules PM 2,5) soient en deçà du statu quo.

« L'UE aurait dû être aux avant-postes de cette négociation pour garantir une protection efficace de la santé et de l'environnement. Au lieu de cela, les États membres traînent les pieds et certains vont même jusqu'à remettre en cause des engagements passés », s'indigne Louise Duprez, expert en pollution de l'air au BEE. Rappelant que le coût des dommages causés par la pollution atmosphérique à la seule santé est estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros par an, le BEE souligne que la mise en œuvre d'objectifs de réduction ambitieux rapporterait, en termes de bénéfices pour la santé à l'horizon 2020, entre 110 et 290 milliards d'euros par an à l'Europe (dont 50 à 150 milliards pour l'UE), selon les estimations. Aussi le BEE espère-t-il que les 27 se réveilleront avant 2013 pour redresser la barre.

Les émissions de dioxyde de soufre (SO2), d'oxydes d'azote (NOx), de composés organiques volatils (COV) et d'ammoniaque (NH3) sont responsables des problèmes d'acidification, d'ozone troposphérique et de l'eutrophisation des sols. La directive 2001/81/CE relative aux plafonds nationaux d'émission impose aux États membres de respecter des plafonds pour ces différents polluants atmosphériques. Sa révision est prévue en 2013. (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
AFFAIRES & ENTREPRISES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE