Bruxelles, 18/04/2012 (Agence Europe) - Les députés européens ont débattu, mardi 17 avril, de la situation en Syrie. Ils ont tous exprimé leurs inquiétudes sur différents aspects du conflit.
José Ignacio Salafranca, (PPE, espagnol) a mis en avant l'importance d'appuyer le plan de Kofi Annan tout en soulignant que « nous envoyons un double message: d'une part el-Assad gagne du temps et reste au pouvoir et d'autre part le message qu'il n'y a pas de solution à court terme. (…) Selon le plan, la résolution du conflit doit commencer par el-Assad mais aussi aboutir », a-t-il rappelé. Pour Guy Verhofstadt (ADLE, belge),
« le plan Annan ne fonctionne pas. Il est mort ». « Nous n'avons pas besoin d'observer. Nous devons agir. Et agir signifie: zones de sécurité, couloirs humanitaires et soutien de l'opposition syrienne », a-t-il ajouté.
« Le plan est la seule issue possible à part une guerre civile, c'est la seule solution, mais il faut un plan amélioré, opérationnel », a commenté sa compatriote du S&D, Véronique De Keyser, s'inquiétant de la possible extension du conflit, en particulier au Liban. Elle a expliqué « la crainte d'une guerre par proximité avec des intérêts chiites, sunnites, et l'interférence de l'Arabie saoudite, du Qatar ».
Franziska Katharina Brantner (Verts/ALE, allemande) a appuyé le droit aux réfugiés qui « doit être garanti ». « Il est inacceptable tirer sur eux, nous pouvons et devons faire plus pour les réfugiés », a-t-elle ajouté. Elle a aussi appelé au respect de l'embargo sur les armes par les pays européens et à l'arrêt des exportations d'armes, tout comme son collègue Takis Hadjigeorgiou (GUE/NGL, chypriote). Pour Bastiian Belder (EFD, néerlandais), « la démilitarisation du conflit est nécessaire pour trouver une solution politique mais malheureusement beaucoup d'armes arrivent des pays voisins ». Il a demandé à ce que les casques bleus présents dans la région, dont beaucoup sont européens, puissent contrôler les frontières.
Karim Sajjad (ECR, britannique) a quant à lui alerté sur la répression contre les « militants en ligne », ciblés par le régime par le biais de techniques avancées pour les empêcher de transmettre par Internet au monde « les atrocités qui sont produites ». (CG)