Bruxelles, 18/04/2012 (Agence Europe) - Dans le prolongement des réunions du groupe des 'Amis du peuple syrien', le groupe de travail international sur les sanctions, réuni mardi 17 avril à Paris, a appelé tous les pays du groupe des 'Amis' et tous les États « qui n'ont pas à ce jour exercé de pression » à prendre des mesures contre le régime syrien. Il les a appelé à « se joindre aux efforts » de l'Union européenne, la Ligue arabe, les États-Unis, la Turquie, la Norvège, la Suisse, Monaco, la Croatie, l'Islande, le Canada, l'Australie et le Japon, qui ont adopté des sanctions, et à « isoler davantage le régime syrien ». Soulignant l'importance des mesures touchant le secteur bancaire et les ventes d'hydrocarbures, le groupe de travail a expliqué « la nécessité qu'une pression efficace soit exercée sur le régime syrien en vue d'un respect intégral par les autorités syriennes de leurs obligations au titre du plan » de Kofi Annan et « de la mise en œuvre d'une transition politique ».
Le groupe appelle les hommes d'affaires qui soutiennent « la répression sanglante » et les personnes qui y contribuent de rompre leurs liens et « demande à tous les Syriens et les organisations de la société civile de se dissocier publiquement des violations des droits de l'Homme commises par le régime syrien pouvant être considérées comme des crimes contre l'humanité ».
Le groupe a exprimé « sa ferme désapprobation de tout soutien financier ou autre », en particulier la poursuite de ventes d'armes.
Un réseau de points de contact a aussi été établi pour permettre le partage des informations sur les mesures adoptées pour en renforcer l'efficacité, examiner comment améliorer leur mise en œuvre concrète, étudier les moyens de surmonter les difficultés relatives à leur application et proposer des mesures additionnelles sur une base volontaire.
Une fois la transition démocratique amorcée, le groupe s' « engage à mener une réévaluation rapide des régimes de sanctions existants pour appuyer la reconstruction de la Syrie ».
Lors de sa réunion, à Tunis, le 24 février, le groupe des 'Amis de la Syrie' avait décidé de prendre des mesures restrictives contre le régime syrien. (CG)