Bruxelles, 18/04/2012 (Agence Europe) - Commission européenne et présidence danoise du Conseil sont montées au créneau, mercredi 18 avril, pour dénoncer le non respect par l'Argentine de ses engagements au regard des traités bilatéraux sur l'investissement, dans l'affaire du plan d'expropriation du pétrolier espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF, soumis lundi par la présidente argentine Cristina Kirchner.
« La décision du gouvernement argentin est inacceptable. Elle aura un effet dissuasif sur l'investissement en Argentine », a averti Nicolai Wammen au nom de la Présidence danoise du Conseil, devant le Parlement européen mercredi. « Nous comprenons l'attitude du gouvernement espagnol dans cette affaire. L'annonce du président Kirchner est une menace pour l'activité économique en Argentine et pour le climat d'investissement international », a-t-il poursuivi, déplorant une décision succédant à « une série de restrictions au commerce international prises récemment par l'Argentine ». Outre le report d'une réunion du comité mixte UE/Argentine prévue les 19 et 20 avril, le commissaire à l'Industrie Antonio Tajani a pour sa part annoncé l'annulation de la mission de sa DG la semaine prochaine en Argentine, consacrée à la coopération industrielle. (EH)