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Bulletin Quotidien Europe N° 10597
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) italie

L'équilibre budgétaire est reporté à 2014 au mieux

Bruxelles, 18/04/2012 (Agence Europe) - Le gouvernement italien repousse d'un an, de 2013 à 2014, l'objectif du retour à l'équilibre budgétaire, en raison d'une récession plus forte que prévu dans le pays. C'est ce qui ressort d'un document économique et financier (Def) du Trésor italien repris à son compte, mercredi 18 avril, par le Conseil des ministres italien.

Le document italien mise en effet sur un déficit de 1,7% du PIB cette année et de 0,5% l'année prochaine (au lieu de 1,6% et de 0,1% estimés en décembre dernier) pour arriver à un budget en quasi-équilibre (-0,1%) en 2014. Le nouvel objectif (0,5% en 2013) reste conforme aux dispositions du Pacte budgétaire, a souligné le Premier ministre italien Mario Monti.

Les autorités italiennes justifient leur décision par la contraction de l'économie italienne plus forte que prévu. Celle-ci atteindrait 1,2% du PIB au lieu du chiffre de 0,4% estimé en décembre. La croissance devrait être de retour en 2013 (0,5%). Quant à la dette publique italienne, elle marquerait aussi une forte progression cette année (+3,3%), atteignant 123,4% du PIB, pour décroître ensuite lentement à 121,6% en 2013 et à 118,3% en 2014.

Ces estimations, déjà peu encourageantes, se révèlent toutefois plus optimistes que celles publiées mardi par le Fonds monétaire international (EUROPE n°10596). Selon l'organisation internationale, la contraction réelle de l'économie italienne serait de 1,9% en 2012 le déficit budgétaire de 2,4% cette année, de 1,5% en 2013 avant un retour à l'équilibre uniquement en 2017.

Dans ces conditions, la situation économique italienne pourrait continuer à inquiéter les marchés, comme le montrent les tensions actuelles sur les taux sur la dette italienne. En cas d'aggravation, elle pourrait aussi contraindre le gouvernement Monti à un nouveau plan d'austérité, alors que celui-ci dispose de marges de manœuvre très limitées pour relancer la croissance, dans un pays où la pression fiscale annoncée pour cette année atteint un niveau de 45,1%. (FG)

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