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Bulletin Quotidien Europe N° 10583
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) israËl

Israël convoque les ambassadeurs belge et autrichien

Bruxelles, 27/03/2012 (Agence Europe) - Les ambassadeurs belge et autrichien ont été convoqués, lundi 26 mars, par le ministère israéliens des Affaires étrangères, après que les deux pays aient voté, au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, jeudi 22 mars, en faveur d'une résolution sur la mise sur pied d'une première mission d'enquête internationale sur les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. Le directeur général du département Europe du ministère israélien leur a fait part de la protestation et du mécontentement de son pays. Les autres États membres de l'UE se sont abstenus lors du vote de la résolution, adoptée à une large majorité.

Lundi, en réaction à ce vote, le ministère des Affaires étrangères israélien a également annoncé avoir décidé de rompre tout contact avec le Conseil des droits de l'Homme dont il ne fait pas partie mais où il peut s'exprimer dans certaines conditions.

L'UE regrette

Mardi, l'UE a fait par de son « regret » face à ce désengagement. « L'UE considère que tous les États devraient coopérer avec le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies et ses mécanismes », a souligné le porte-parole de Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE, rappelant que cet organisme des Nations unies « devrait être en mesure de traiter toutes les questions et les situations sur les droits humains ». « C'est un lieu de débat ouvert où il est important d'avoir toutes les voix présentes ».

La France, qui s'est abstenue lors du vote, a aussi regretté cette annonce. Rappelant sa condamnation de la poursuite de la colonisation, le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'il « est indéniable que cette politique a un impact quotidien sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens. La mission d'établissement des faits aura pour objectif d'évaluer cet impact ». « Il serait dans l'intérêt d'Israël de coopérer avec ce nouveau mécanisme, ne serait-ce que pour faire valoir sa propre analyse de la situation », a ajouté la France.

Jeudi, après le vote de cette résolution, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait fustigé « l'hypocrisie» du Conseil et le ministère des Affaires étrangères avait qualifié la décision de surréaliste. « Cet organisme hypocrite n'a rien à voir avec les droits de l'Homme. Son parti pris et son manque d'objectivité sont évidents, et nous n'avons aucune raison de coopérer avec lui », avait déclaré le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. (CG)

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