login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10583
Sommaire Publication complète Par article 19 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Vin, le groupe haut niveau débute ses travaux le 19 avril

Bruxelles, 27/03/2012 (Agence Europe) - Le groupe de haut niveau de l'UE sur le vin, qui débutera ses travaux le 19 avril, évoquera la question sensible des droits de plantation de vigne, a confirmé la Commission européenne lors de la 46ème édition de Vinitaly, qui se déroule du 25 au 28 mars à Vérone.

Le sort à réserver aux droits de plantation viticoles est très controversé au sein de l'UE, où 15 pays demandent le maintien de ce régime. Au sein du Conseil Agriculture, 222 voix sont maintenant favorables au maintien des droits, et il en manque 33 pour parvenir à la majorité qualifiée, a précisé récemment Bruno le Maire, le ministre français de l'Agriculture. La proposition de la Commission européenne sur la réforme prévoit la suppression de ce régime à compter du 1er janvier 2016 (avec possibilité pour un pays de le maintenir jusqu'au 31 décembre 2018). La Commission européenne attend que des solutions concrètes soient mises sur la table du groupe à haut niveau, de façon à préparer une éventuelle proposition qui serait négociée parallèlement à la réforme de la politique agricole commune (PAC).

« Sur les droits des plantations, la question n'est pas de savoir si nous maintenons ou non le système existant, mais c'est de savoir comment rendre le concept plus efficace que par le passé », a dit le commissaire européen Dacian Ciolos, lors de l'expo Vinitaly. Il se dit prêt à discuter de ce dossier de manière pragmatique. Il a ajouté qu'il était important de « maintenir des instruments de marché », mais il faut voir ceux qui sont les plus appropriés, « surtout si nous voulons augmenter les exportations, en particulier de vins de qualité ». Les mesures spécifiques de marché sont importantes, mais la promotion peut elle aussi jouer un rôle. La Commission va publier en fin de semaine sa communication sur la promotion, qui évoque les options pour l'avenir et envisage de booster les produits de qualité au sein de l'UE.

En répondant à des questions sur les droits de plantation, le commissaire a dit qu'il fallait d'abord une analyse et des avis d'experts. « Nous n'avons pas d'idées préconçues et, bien entendu, nous devons voir si un nombre suffisant de pays de l'UE souhaitent rouvrir le débat sur cette question. La Commission est prête à en discuter, mais avant de présenter des propositions, nous devons analyser la situation avec les experts. Le but est que le groupe de haut niveau publie ses recommandations d'ici à la fin de l'année ».

Paolo Bruni, le président de la COGECA (Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE), a souligné lors du « Business forum » consacré au secteur vitivinicole, le rôle essentiel joué par les coopératives pour aider les viticulteurs à relever les défis (hausse des coûts de production et des contraintes environnementales). Il a également mis en avant la nécessité pour eux de se développer plus avant afin d'être compétitifs sur le marché. M. Bruni a indiqué: « Le marché mondial offre d'importantes opportunités, alors que de grands marchés traditionnels tels que les États-Unis et l'Europe du Nord continuent à se développer. Les marchés en développement comme la Chine et la Russie, dont le potentiel est considérable, évoluent eux aussi rapidement. Les coopératives vitivinicoles sont néanmoins très segmentées par rapport à la production totale de vin dans les différents États membres de l'UE. Afin de surmonter ce problème de segmentation, les coopératives doivent continuer à unir leurs forces pour devenir plus compétitives et parvenir ainsi à conquérir les plus grands marchés ».

« Les coopératives doivent se développer pour être en mesure de répondre aux demandes du marché, tout en maintenant le contact avec le niveau local, c'est-à-dire le terroir. Il est primordial pour les coopératives d'améliorer les synergies via des fusions et acquisitions ou des actions conjointes », a-t-il ajouté.

M. Bruni a ensuite expliqué que les coopératives vitivinicoles devaient s'adapter non seulement à la demande des consommateurs en général, mais également à celle des jeunes consommateurs. Des actions coordonnées telles que des mesures de promotion sont, selon lui, nécessaires et requièrent la collaboration de tous les producteurs vitivinicoles européens et de leurs organisations ainsi que la coordination des politiques de promotion. (LC)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - CULTURE
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL