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Bulletin Quotidien Europe N° 10580
Sommaire Publication complète Par article 20 / 36
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Calamia, parallélisme entre Pacte budgétaire et Acte unique

Bruxelles, 22/03/2012 (Agence Europe) - Il aura fallu plus de dix ans, du Traité de Maastricht de 1991 au Pacte budgétaire de janvier 2012, pour parvenir au « volet économique de l'Union monétaire ». Quelque chose d'analogue s'était passé en 1985 avec l'Acte unique, qui ne prévoyait pas la procédure de codécision en matière législative, celle-ci ayant été « substantiellement réalisée seulement avec le Traité de Lisbonne entré en vigueur en 2009 ». C'est ce que constate Pietro Calamia, ancien représentant permanent italien auprès de l'UE, dans la Lettera diplomatica (n°1046) publiée par le Circolo di studi diplomatici de Rome. « Je crois que les 'ententes imparfaites' - critiquables et critiquées - de 1985 et de 1991 ont servi à faire progresser l'intégration européenne », car c'est bien le rythme du « laborieux processus démocratique européen », qui avance entre les ambitions des « visionnaires » d'une Union politique aux contours mal définis et les réserves des défenseurs d'une « souveraineté nationale de plus en plus limitée », affirme l'ambassadeur Calamia. Fort de son expérience diplomatique, il constate qu'une constante dans le processus d'intégration européenne est justement que les accords marqués sont souvent, voire toujours, partiels et sont ensuite complétés. Et de rappeler que, à l'époque du Traité de Maastricht, malgré l'insistance du président de la Commission européenne de l'époque, le Français Jacques Delors, sur la nécessité d'une « jambe économique » pour équilibrer l'union monétaire, « les principaux États membres, à commencer par la France et l'Allemagne, outre la Grande-Bretagne », avaient rejeté l'hypothèse d'une coordination étroite des politiques économiques. En réponse à ceux qui déplorent le caractère temporairement intergouvernemental du nouveau Traité, M. Calamia facile de « rétablir l'orthodoxie communautaire », avec le rapatriement du pacte budgétaire dans l'ordre juridique de l'UE dans maximum cinq ans.

Soulignant le rôle joué par l'Allemagne dans ces négociations, M. Calamia se prononce plutôt positivement sur la « vision politique européenne » de la chancelière Angela Merkel, même si certains y voient une volonté « d'ingérence » allemande. Tout comme il se félicite de la place retrouvée par l'Italie au cœur de l'Europe, grâce à l'action du gouvernement 'Monti' soutenu par le Président de la République Giorgio Napolitano et par la grande majorité des forces politiques et de l'opinion publique italienne. (MG)

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