Bruxelles, 22/03/2012 (Agence Europe) - Les députés de la commission des libertés civiles du PE ont adopté mercredi 21 mars leur position sur le programme européen de réinstallation des réfugiés dans l'UE, programme que les ministres de l'Intérieur de l'UE ont aussi validé le 8 mars dernier et qui donnera notamment plus de moyens aux États membres souhaitant accueillir des réfugiés. Le programme a pour but de réinstaller dans l'UE les personnes qui ont reçu le statut de réfugié dans des pays tiers, par exemple, les réfugiés libyens en Tunisie.
Le programme tel qu'adopté englobera une liste plus large de personnes à protéger dans l'UE, comme les femmes ou les mineurs d'âge non accompagnés ou les personnes ayant d'importants besoins médicaux, indique un communiqué du PE, la réinstallation étant financée par le Fonds européen pour les réfugiés. À ce titre, les montants versés aux États membres volontaires ont été revus à la hausse. Les États membres reçoivent actuellement 4000 euros par personne réinstallée sur leur territoire ; ils recevront désormais 6000 euros par personne lors de la première année et 5000 euros par personne lors de la deuxième année, poursuit le PE. Ensuite, les sommes perçues resteront fixées à 4000 euros. Le nouveau programme fixe par ailleurs une série de priorités géographiques (revue chaque année). En 2013, seront ainsi prioritaires « les réfugiés irakiens en Turquie, en Syrie, au Liban et en Jordanie, les réfugiés afghans en Turquie, au Pakistan et en Iran, les réfugiés congolais au Burundi, au Malawi, au Rwanda et en Zambie ou encore les réfugiés somaliens en Éthiopie », indique le Parlement.
Le vote doit maintenant être confirmé en plénière, le 29 mars prochain. Si le programme est adopté, poursuit le PE, les États membres auront jusqu'au 1er mai 2012 pour envoyer à la Commission une estimation du nombre de personnes qu'ils réinstalleront l'année prochaine.
Plusieurs pays membres disposent de programmes nationaux de réinstallation des réfugiés des pays tiers. Selon des estimations de la Commission, les 27 n'avaient toutefois offert qu'à peine 900 places de réinstallation en 2011 aux milliers de réfugiés ayant fui leur pays, en particulier la Libye, dans la foulée des événements du « printemps arabe ». (SP)