Bruxelles, 14/03/2012 (Agence Europe) - Engagée depuis de nombreuse années sur la voir de la libéralisation commerciale, le Maroc se pose aujourd'hui la question de la validité du libre-échange, notamment avec l'UE, rappelle le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) dans une analyses des échanges commerciaux externes. Dans la dernière livraison de sa lettre, ce mois de mars, le CMC rappelle les réformes engagées pour appliquer efficacement les accords libéralisant son commerce extérieur. S'il constate « des avancées importantes », il estime aussi que ces « aspects positifs » son amoindris par « certaines insuffisances ». Pour le CMC, « des efforts restent encore à faire notamment dans les domaines de la justice, de la réglementation et la gestion administrative ».
Concernant l'UE, les principaux objectifs de l'accord d'association, signé en 2000 et pleinement applicables, 12 ans après, dès ce mois de mars, ont donné une impulsion aux réformes internes, rappelle le CMC. Mais l'organisme se demande néanmoins si l'accord permettra « de dépasser la logique sous-entendue d'assistance pour réaliser les conditions d'un partenariat qui soit davantage fondé sur des droits et obligations réciproques ». Le lien est fait avec le rejet de l'accord de pêche jugé « regrettable » et en contravention des liens intenses instaurés au titre de l'accord d'association. 60% des importations et plus de 70% des exportations du Royaume sont avec l'UE, les IDE au Maroc en provenance de l'UE atteignent 70% et la communauté installée en Europe est estimée à plus de 2 millions d'individus. Le CMC focalise également son analyse sur la stratégie marocaine d'intégration au marché intérieur européen. « Après la déconvenue de l'accord de pêche », le partenariat Maroc-UE fait face au « défi des négociations agricoles en cours ». Alors que sur le plan politique, des « avancées notables » ont été réalisées ces dernières années avec l'instauration de mécanisme de dialogue et de concertation, le partenariat économique semble, en revanche, marquer « une certaine lenteur » avec des situations contrastées selon les secteurs, souligne le CMC. (FB)