Bruxelles, 05/03/2012 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz a réitéré, vendredi 2 mars, son appel aux autorités iraniennes en faveur de la libération des opposants politiques Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karroubi, placés en résidence surveillée depuis février 2011, et du passage à une véritable transition démocratique. M. Schulz a dénoncé les élections législatives iraniennes, réalisées « indépendamment du taux de participation, en deçà de toutes les normes démocratiques », expliquant qu'elles « sont simplement un moyen de mesurer la puissance des luttes internes au sein du régime ». « Le peuple iranien n'a pas la possibilité de choisir ses candidats favoris en raison du processus de vérification discrétionnaire. Même si ses candidats peuvent se présenter aux élections, il n'y a aucune certitude que les résultats officiels ne seraient pas contrariés », a-t-il indiqué, soulignant que les élections du 2 mars ne sont pas « une gifle au visage des 'pouvoirs arrogants' de l'Occident », mais « une gifle au visage des citoyens iraniens ». Les partisans du Guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatolah Ali Khamenei, ont remporté 224 des 290 sièges contre 19 pour les réformateurs, qui ont boycotté l'élection. (CG)