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Bulletin Quotidien Europe N° 10566
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) jai

Nouveau report de l'élargissement de Schengen mais un petit espoir

Bruxelles, 02/03/2012 (Agence Europe) - Comme attendu, en raison des réticences persistantes de la part des Pays-Bas, les États membres de l'espace Schengen ont à nouveau reporté vendredi 2 mars leur décision sur l'élargissement de l'espace de libre circulation à une date ultérieure, promettant dans les conclusions du Sommet de prendre une décision en septembre 2012, lors de la réunion des ministres de l'Intérieur des Vingt-sept. Une nouvelle douche froide pour Bucarest et Sofia, toujours soumises à la pression de La Haye qui exige d'elles davantage d'efforts en termes de lutte contre la corruption et de réformes judiciaires. Mais, pour certaines délégations, cette mention d'une date précise dans les conclusions constitue pourtant un signe encourageant, voire peut-être la fin du tunnel pour les deux pays candidats. La chancelière allemande Angela Merkel voit ainsi « dans la mention du mois de septembre un progrès », a-t-elle dit vendredi à l'issue du Sommet et une « volonté d'aller de l'avant ».

Pour la France aussi, un petit pas a été franchi et une décision positive est même possible en septembre, à savoir une décision sur l'accession en deux temps des deux pays dans Schengen, une première phase d'ouverture des frontières aériennes et maritimes, puis les frontières terrestres. « On ne peut jamais savoir, ni exclure que les Pays-Bas s'opposeront à nouveau à ce compromis », nuance un porte-parole français mais « il existe quand même une perspective » aujourd'hui, poursuit-il.

Officiellement les Pays-Bas restent toutefois sur leur position: une référence à une décision en septembre ne préjuge pas de leur verdict, La Haye souhaitant toujours avoir deux rapports positifs de la part de la Commission sur l'état des réformes dans ces deux pays (rapports CVM). Un rapport négatif en juillet pourrait ainsi à nouveau miner les espoirs de la Roumanie et de la Bulgarie.

En attendant, dans leurs conclusions, les États membres ont rappelé que les deux pays avaient rempli toutes les conditions techniques pour rentrer dans l'espace Schengen et reconnu les « efforts continuels réalisés » par Sofia et Bucarest. Le Conseil européen a également demandé, d'ici à septembre, aux ministres de l'Intérieur de trouver des mesures qui pourraient aider les deux candidats à réussir leur test de septembre.

Cette décision n'a toutefois pas suffi à satisfaire les principaux concernés, le Premier ministre bulgare Boyko Borisov ayant ainsi déploré, rapportent des médias bulgares, le poids du parti PVV de Geerd Wilders, allié de la coalition néerlandaise au pouvoir, qui « tourmente tout le Conseil européen ». (SP/AN)

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