Bruxelles, 02/03/2012 (Agence Europe) - Le nouveau secrétaire général de l'UpM (Union pour la Méditerranée) Fathallah Sijilmassi, le 3ème en l'espace de deux ans, a formellement pris ses fonctions jeudi à Barcelone, annonce un communiqué de cette organisation.
L'ancien ambassadeur marocain à Bruxelles puis à Paris avant d'être en charge de la promotion des investissements dans son pays jusqu'à sa nomination à Barcelone entame sa mission quelques jours à peine après une décision du Conseil de l'UE qui modifie notablement la nature de l'organisation. Elle est désormais directement reliée aux institutions communes européennes et la décision de lundi dernier rompt avec l'approche intergouvernementale que semblait imprimer la co-présidence (française). L'imprécision du mandat confié au secrétaire général de l'UpM par la conférence ministérielle (fondatrice) de Marseille en 2008 a été la source de frictions entre la personnalité en charge et le Comité des Hauts fonctionnaires (regroupant les 43 pays membres dont les 27 européens) qui est l'instance supérieure d'orientation et de décision, au point que le premier, le Jordanien Ahmed Massa'da, avait démissionné et le deuxième, le Marocain Youssef Amrani, était constamment sur la sellette. Il lui était reproché de vouloir jouer un rôle politique au-delà de son mandat.
La nomination de M. Sijilmassi intervient ainsi dans un contexte nouveau et il y a fort à parier que sa tâche sera désormais cantonnée à la recherche de financements pour des projets communs. Mais Catherine Ashton aura à répondre à une question fréquemment posée: que faire d'une structure qui fait double emploi avec ses propres services aussi bien les services extérieurs qu'au sein de la Commission. Et qui coûte 6 millions d'euros par an. La question est posée, la réponse est attendue. (FB)